EGC-SA annonce la première production éthique, légale et entièrement traçable de 1 000 tonnes de cobalt artisanal au Lualaba. Cette étape s’inscrit dans la réforme engagée depuis 2019 pour capter davantage de valeur en RDC et assainir une filière clé pour la transition énergétique.
« La RDC peut produire un cobalt artisanal compétitif, traçable et fier de l’être », affirme le Directeur général d’EGC, Éric Kalala. La démarche poursuit deux objectifs : sécuriser les recettes liées au cobalt artisanal et relever l’image du pays auprès des acheteurs et des financeurs. L’outil public s’appuie sur un dispositif inédit : EGC pour la mise aux normes et l’ARECOMS (Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques) pour le contrôle.
Un marché encadré et des obligations claires
Le communiqué 2025/002 de l’ARECOMS fixe les règles : les normes d’approvisionnement responsable d’EGC deviennent le standard national ; toute exportation de cobalt artisanal ou semi-industriel passe par EGC ; toute entité de traitement sans source conforme perd sa licence. Dès 0,1 % de teneur, le cobalt est classé minéral stratégique, ce qui rend la coopération avec EGC obligatoire pour les opérations artisanales et semi-industrielles. La gestion des quotas relève de l’ARECOMS via le communiqué 2025/004.
Éric Kalala dénonce la poursuite d’achats illicites en dehors du circuit EGC, pratiques qui fragilisent l’ensemble du dispositif. « Ce comportement met en péril tous les efforts fournis jusqu’à présent et s’oppose à la vision du Chef de l’État », prévient-il. L’appel vise une coordination étroite entre opérateurs, autorités provinciales sous l’impulsion de la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saïni — et EGC, afin d’installer des relations commerciales lisibles et durables.
Sur le terrain, EGC encourage l’investissement social : logements, formation, santé, insertion professionnelle. L’entreprise EGR est citée comme exemple de conformité et de partenariat utile aux communautés de production.
La livraison des 1 000 tonnes marque un point de bascule : le cobalt artisanal congolais entre dans un cadre traçable, avec des règles simples se conformer à EGC et à l’ARECOMS pour accéder au marché. Le signal envoyé aux acheteurs est clair : la filière s’organise autour de la transparence et de la durabilité.
— M. KOSI


