Coopération France-RDC : un financement de 130 millions d’euros dédié à la formation professionnelle

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L’Agence française de développement (AFD) vient d’engager une enveloppe de 130 millions d’euros en République démocratique du Congo, destinée à financer une douzaine de projets dans les secteurs de l’éducation et de l’employabilité. Ce financement, qui sera piloté par les ministères congolais concernés, s’inscrit dans un cadre plus large de coopération bilatérale entre Paris et Kinshasa.

Ce versement s’intègre dans un protocole d’accord signé entre les deux pays, fixant un engagement total de 500 millions d’euros sur la période 2022-2025. Ce dispositif financier répond à une double exigence : soutenir une croissance économique plus équilibrée et renforcer les capacités humaines nécessaires au développement durable. L’AFD mobilise une gamme complète d’outils financiers et techniques, touchant aussi bien le secteur public que privé et la société civile.

Sur le plan technique, l’investissement dans l’éducation et la formation professionnelle est crucial pour la RDC, où le chômage des jeunes dépasse les 35 %, selon les estimations de l’Organisation internationale du travail. Par ailleurs, la part du PIB allouée à l’éducation reste inférieure à 5 %, un ratio faible comparé à la moyenne continentale. Ces chiffres traduisent un déficit de capital humain qui freine la transformation économique.

Expertise France, opérateur de coopération technique affilié à l’AFD, intervient sur plusieurs fronts en RDC, notamment dans la santé, la culture et le développement entrepreneurial, en s’appuyant sur des financements européens et français. Cette approche multidimensionnelle vise à créer un effet de levier durable en favorisant des synergies entre différents secteurs.

Le contexte démographique accentue l’urgence : la RDC compte près de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, avec une croissance démographique annuelle d’environ 3,3 %. Cette dynamique renforce la nécessité d’un investissement massif dans la formation et l’emploi, sous peine d’accentuer les fragilités sociales et économiques.

Cette injection financière de l’AFD illustre la volonté de la France de maintenir son rôle d’acteur majeur dans l’accompagnement du développement congolais, dans un contexte géopolitique marqué par une compétition accrue entre partenaires internationaux, notamment chinois et européens.

— M. KOSI

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