À Davos, pendant la 56ᵉ Réunion annuelle du Forum économique mondial, la République démocratique du Congo a défendu un message simple, le pays se présente comme une solution et cherche des partenaires autour de la paix, du développement et de l’avenir. La délégation était conduite par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, et a inscrit sa présence dans la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La RDC a mis en scène ce positionnement à travers une conférence de presse internationale et une soirée intitulée DRC – Heart of Africa. Objectif affiché, dialoguer directement avec des acteurs économiques et institutionnels, en insistant sur des priorités présentées comme non négociables pour accélérer l’activité et l’investissement.
Paix, mines, énergie, ce que ce message change pour le financement de l’économie

Le premier axe, la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs, dépasse la diplomatie. Pour les investisseurs, c’est une question de risque. Quand le risque monte, le financement devient plus cher, les projets prennent du retard et les banques hésitent. À l’inverse, un environnement plus stable facilite le crédit et rend plus crédibles les engagements économiques d’un État.
Deuxième priorité, la transformation du secteur minier et la création de valeur locale. Le message consiste à dire que la RDC ne veut pas rester seulement un fournisseur de matières premières. Elle veut aussi développer des activités sur place, donc davantage d’emplois et de revenus sur le territoire. Pour l’économie, cela peut élargir la base productive. Cela peut aussi renforcer la capacité du pays à capter une partie plus importante de la richesse créée, au lieu de laisser l’essentiel partir à l’extérieur.
Troisième pilier, l’énergie et les infrastructures. Sans électricité fiable, sans routes, sans logistique, l’industrie coûte plus cher et produit moins. Là encore, l’enjeu est concret, c’est la capacité à faire tourner des usines, à transporter, à exporter et à relier les zones de production aux marchés.
Enfin, la RDC a insisté sur des partenariats durables et responsables, présentés comme créateurs d’emplois. Dans le langage des marchés, cela revient à chercher des engagements de long terme, capables de soutenir l’activité réelle, celle qui stabilise les revenus, les recettes publiques et, par ricochet, les équilibres économiques que surveille aussi la politique monétaire.
— Peter MOYI



