Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a tenu récemment une rencontre avec les agents et cadres de la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participation (DGRAD) ainsi que ceux de la Direction de la Préparation de la Reddition des Comptes (DPRC). Ce rendez-vous, qui s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la gestion des finances publiques, a permis de souligner les priorités du gouvernement en matière de redevabilité et de transparence.
Le ministre a salué les efforts des deux structures dans la collecte des recettes et la reddition des comptes, tout en transmettant le message de reconnaissance du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il a affirmé que le travail de ces administrations constitue une pierre angulaire pour garantir la bonne gouvernance financière et a insisté sur la nécessité de maintenir cet engagement dans le respect des valeurs républicaines.
Formation et montée en compétences

Dans l’optique d’améliorer l’efficacité de ces deux directions, le ministre Fwamba a annoncé un vaste programme de formation destiné aux agents et cadres. « Nous avons besoin d’une administration publique capable de s’adapter aux exigences modernes de gestion financière« , a-t-il déclaré. Ce plan de formation vise à doter les agents des compétences nécessaires pour optimiser la collecte des recettes de l’État et renforcer la crédibilité des mécanismes de reddition des comptes.
Ces formations, dont les détails n’ont pas encore été dévoilés, s’inscrivent dans une série de réformes entamées depuis quelques mois. Elles ambitionnent de permettre à la DGRAD et à la DPRC de jouer un rôle central dans la transformation du secteur financier public.
Transmission du rapport de reddition des comptes à l’assemblée nationale
Sur le plan législatif, le ministre des Finances a également révélé que le projet de reddition des comptes, déjà validé par le Conseil des ministres, sera prochainement transmis à l’Assemblée nationale. Ce document, attendu depuis longtemps, sera soumis à la supervision du député Vital Kamerhe, désigné pour piloter ce processus. Il s’agit d’une étape clé dans la démarche de transparence que l’exécutif s’efforce de promouvoir.
Fwamba Likunde a précisé que cette transmission s’inscrit dans une volonté de réformer les finances publiques, tout en assurant une gestion transparente des fonds publics. L’objectif est de restaurer la confiance des citoyens et des partenaires financiers internationaux dans les capacités du pays à gérer efficacement ses ressources.
Dysfonctionnements et mesures correctives
Au cours de sa visite des bureaux abritant l’administration des finances, le ministre a pris le temps de discuter avec les agents de la DGRAD. Il a évoqué la « situation préoccupante » qu’il a observée, notamment des dysfonctionnements dans la gestion quotidienne des services. Cette visite fait suite aux nombreuses rencontres entre le ministère et le banc syndical de l’administration publique des finances.
Le ministre a fait preuve de fermeté face à ces dysfonctionnements, appelant à une gestion impartiale et neutre de l’administration. Il a particulièrement dénoncé les dérives liées au tribalisme au sein de certaines structures, rappelant que le patriotisme doit primer dans la gestion des affaires publiques.
« Le tribalisme n’a pas sa place dans une administration qui vise la maximisation des recettes de l’État« , a-t-il insisté. Pour Fwamba, une gestion transparente et équitable des finances publiques reste la meilleure garantie pour assurer une augmentation durable des recettes et améliorer les conditions économiques du pays.
restructuration et nouvelle organisation
Le ministre a conclu son intervention en annonçant une restructuration en profondeur de l’administration des finances. Il a souligné que cette réorganisation se fera « sur la base de la compétence« , avec l’objectif de restaurer l’ordre au sein des services et de garantir que l’intérêt général de l’État soit prioritaire. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision globale du gouvernement de réformer l’administration publique afin de la rendre plus efficace et en phase avec les attentes des citoyens.
Cette restructuration devrait permettre, à terme, d’atteindre une meilleure gestion des ressources humaines et d’accroître la performance des services administratifs dans la collecte des recettes fiscales et non fiscales, essentielles au bon fonctionnement de l’État.
M.MATUVOVANGA


