DRC Mining Week : Vodacash mise sur la finance numérique dans les mines artisanales

À la DRC Mining Week 2026, Vodacash a présenté l’inclusion financière comme un levier pour accélérer la formalisation de l’exploitation minière artisanale en RDC. Son Directeur général adjoint, Taty Furume, a défendu cette approche lors d’un panel organisé le 17 juin 2026.

La Rédaction

À la DRC Mining Week 2026, Vodacash a présenté l’inclusion financière comme un levier pour accélérer la formalisation de l’exploitation minière artisanale en RDC. Son Directeur général adjoint, Taty Furume, a défendu cette approche lors d’un panel organisé le 17 juin 2026.

La formalisation des mines artisanales ne dépend pas seulement des textes réglementaires. Elle passe aussi par l’accès des exploitants aux services financiers, à l’identification économique et aux outils numériques capables de sécuriser les revenus et de rendre les transactions plus traçables.

C’est le message porté par Taty Furume, Directeur général adjoint de Vodacash, devant les acteurs du secteur minier réunis à la DRC Mining Week 2026. Selon lui, l’intégration progressive des creuseurs artisanaux dans l’économie formelle exige des solutions concrètes, proches des réalités des communautés minières.

Les services financiers numériques peuvent permettre aux exploitants artisanaux d’utiliser des comptes de paiement, d’épargner, d’accéder au crédit, de souscrire à des assurances et de réduire leur dépendance aux transactions en espèces. Dans un secteur souvent exposé aux risques de vol, de fraude et de corruption, ces outils peuvent améliorer la sécurité des revenus et renforcer la transparence des flux financiers.

M-Pesa comme outil de traçabilité et d’accès au crédit

Vodacash indique que plus de 8,5 millions de Congolais utilisent aujourd’hui les services financiers numériques via M-Pesa. L’entreprise affirme aussi avoir facilité plus de 120 millions USD de microcrédits, destinés notamment aux ménages, aux petits entrepreneurs et aux activités génératrices de revenus.

Pour Taty Furume, ces solutions peuvent aider les communautés minières à mieux financer leurs activités, à investir dans des équipements plus adaptés et à participer davantage à l’économie formelle. Il estime aussi que la formalisation doit aller au-delà des paiements et intégrer le développement du capital humain.

Le responsable de Vodacash a ainsi plaidé pour plus de formation professionnelle, de compétences numériques et d’entrepreneuriat local dans les zones minières. L’objectif est d’offrir aux jeunes et aux exploitants artisanaux des perspectives économiques plus durables autour de l’activité minière.

« Une exploitation minière artisanale plus responsable se construit en créant davantage d’opportunités économiques, en renforçant l’inclusion financière et en permettant à chacun de participer pleinement à l’économie formelle », a déclaré Taty Furume.

En RDC, la formalisation de l’exploitation minière artisanale reste un enjeu économique majeur. Elle doit permettre de mieux organiser les activités, d’améliorer la traçabilité des minerais, de renforcer les conditions de travail et d’accroître les recettes publiques, tout en faisant bénéficier les communautés locales de la richesse produite dans leurs zones.

— M. MASAMUNA

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