Le Gouvernement prévoit de draguer et baliser les rivières Sankuru, Lokenye et Lubi afin de rétablir la navigation fluviale dans l’espace Kasaï. Cette intervention doit faciliter les échanges commerciaux et améliorer l’accès à Lusambo, chef-lieu de la province du Sankuru.
Le désenclavement du Sankuru doit passer par la remise en état de ses voies fluviales. Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a inscrit le dragage et le balisage des rivières Sankuru, Lokenye et Lubi parmi les actions prioritaires présentées par le Gouvernement. Ces travaux visent à rendre les cours d’eau de nouveau navigables et à faciliter le transport des personnes et des marchandises dans l’espace Kasaï. Lusambo, chef-lieu du Sankuru, pourrait ainsi retrouver un meilleur accès aux circuits d’approvisionnement et aux marchés des provinces voisines.
Dans une province où les infrastructures routières restent limitées, la navigation fluviale constitue une solution importante pour réduire les coûts de transport. Le dragage permet de retirer les dépôts qui diminuent la profondeur des rivières, tandis que le balisage sert à signaler les passages praticables et les zones présentant un danger pour les embarcations.
Le ministre a présenté ces mesures lors d’une séance de restitution organisée à Kinshasa à l’intention des députés nationaux, des élus et des notables originaires du Sankuru.
Des projets d’eau et d’électricité à achever
Au-delà des voies fluviales, Daniel Mukoko Samba a évoqué plusieurs infrastructures restées inachevées dans les territoires visités lors de sa mission provinciale.
Le Gouvernement envisage un programme consacré à l’eau potable et à l’électricité. Il devrait notamment permettre de reprendre ou d’achever des projets en souffrance et d’améliorer la fourniture des services de base dans les centres urbains et les territoires de la province. Ces annonces restent cependant à traduire en opérations financées. Le communiqué ne fournit ni le coût des travaux de dragage et de balisage, ni le calendrier d’exécution, ni les entreprises ou services publics chargés de leur réalisation.
La portée économique du programme dépendra donc de la disponibilité des crédits, de la régularité de l’entretien des rivières et de la remise en service effective des infrastructures d’eau et d’électricité. Les prochaines étapes devront préciser les sections prioritaires des trois cours d’eau, la durée des travaux et les moyens prévus pour maintenir durablement la navigabilité.
— J. KAKESA









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