Le ministère des Mines a lancé les travaux d’une commission chargée de préparer l’affectation des coopératives minières dans les Zones d’exploitation artisanale du Haut-Katanga et du Lualaba. Le processus doit encadrer l’accès des exploitants artisanaux aux espaces légalement réservés à leurs activités.
Le Gouvernement congolais engage une nouvelle opération d’organisation de l’exploitation minière artisanale dans le Haut-Katanga et le Lualaba. Une commission technique doit élaborer les projets d’affectation des coopératives minières dans les Zones d’exploitation artisanale, communément appelées ZEA.
Les travaux ont été ouverts par Michel Kaswa, directeur de cabinet du ministre des Mines. La commission devra s’appuyer sur les arrêtés ministériels du 3 avril 2026, qui encadrent le processus d’attribution de ces espaces aux coopératives.
Une ZEA est un périmètre minier réservé aux activités artisanales lorsque les conditions ne permettent pas une exploitation industrielle ou semi-industrielle. L’affectation formelle d’une coopérative dans une telle zone doit lui permettre d’exercer dans un cadre reconnu par l’administration minière.
La création de la commission ne signifie toutefois pas que les coopératives ont déjà obtenu leurs zones. Elle ouvre la phase de préparation des dossiers qui devront conduire aux décisions d’affectation.
Formaliser l’accès aux sites d’exploitation
L’organisation des coopératives dans des périmètres officiellement reconnus doit contribuer à réduire l’exploitation menée en dehors du cadre légal. Elle peut également faciliter l’identification des producteurs, le suivi des volumes extraits et la traçabilité des minerais commercialisés.
Dans le Haut-Katanga et le Lualaba, cette question concerne directement les milliers d’acteurs qui dépendent de l’exploitation artisanale et les entreprises chargées d’acheter ou de traiter leur production. L’accès à une ZEA peut apporter une sécurité juridique aux coopératives, à condition que les règles d’attribution soient appliquées de manière transparente et que les périmètres retenus soient réellement exploitables.
Le ministère des Mines présente également cette démarche comme un moyen de professionnaliser le secteur, de limiter les circuits illicites et de renforcer le contrôle de la chaîne d’approvisionnement. Ces résultats dépendront de la sélection des coopératives, de leur encadrement technique et du suivi effectué après leur installation.
La commission réunit des responsables de l’administration minière, des représentants des coopératives et des partenaires du secteur. Ses travaux devront aboutir à des propositions d’affectation dans les deux provinces concernées, avant la prise des décisions administratives correspondantes.
— J. KAKESA









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