NetWor’Kin Signature et l’Union des femmes investisseurs arabes ont signé, le 15 juillet 2026 au Caire, un protocole d’accord destiné à faciliter les échanges d’affaires entre l’Égypte et la RDC. Le document couvre cinq axes, mais ne comporte encore ni montant d’investissement, ni liste de projets financés, ni calendrier d’exécution.
La signature est intervenue en marge du Forum égypto-congolais sur le commerce et les investissements, organisé sous la conduite de Hoda Galal Yassa, présidente de l’Union des femmes investisseurs arabes. La rencontre a réuni des acteurs institutionnels et privés autour des perspectives de coopération dans les infrastructures, l’énergie, l’agro-industrie, la santé et la logistique. Selon les organisateurs, un vice-ministre égyptien des Affaires étrangères chargé des affaires africaines a également pris part aux travaux, sans que les informations disponibles précisent les engagements pris par les deux gouvernements à l’issue du forum.
L’Union des femmes investisseurs arabes se présente comme une organisation économique créée en 2005 et dirigée par Hoda Galal Yassa. Elle organise des rencontres d’affaires et des conférences destinées à rapprocher investisseurs, entreprises et décideurs des pays arabes et africains. L’organisation affirme fonctionner à travers 35 commissions spécialisées et avoir tenu plus de 200 événements de mise en relation économique.
Le protocole ne constitue pas encore un investissement
Le MoU a été signé par Henri Désiré N’Zouzi pour NetWor’Kin Signature et par Hoda Galal Yassa pour l’Union des femmes investisseurs arabes. Il prévoit la promotion des opportunités d’investissement en Égypte et en RDC, l’organisation de missions économiques, la création de plateformes communes de réseautage et de formation, ainsi que le soutien à l’entrepreneuriat féminin. Le texte évoque également la structuration d’un corridor économique entre Le Caire et Kinshasa.
Cette dernière expression ne désigne pas, à ce stade, un corridor physique comparable à une route, une ligne ferroviaire ou un axe logistique déjà financé. Elle renvoie plutôt à un dispositif de coopération destiné à mettre en relation des entreprises, des investisseurs et des institutions des deux pays. Les promoteurs devront encore préciser les mécanismes opérationnels, les secteurs retenus, les responsabilités de chaque partie et les moyens financiers nécessaires.
Le document signé ne constitue pas non plus un accord intergouvernemental entre la RDC et l’Égypte. Il engage deux organisations dans la préparation d’activités communes, mais ne prouve pas qu’un projet d’infrastructure, d’énergie ou d’agro-industrie a déjà obtenu un financement. Aucun montant, nombre d’entreprises participantes, objectif d’échanges commerciaux ou échéance de mise en œuvre n’a été communiqué.
Les premiers résultats devront être mesurés par les projets réalisés
L’intérêt économique du partenariat dépendra de sa capacité à dépasser les rencontres institutionnelles. Les prochaines étapes observables seront l’organisation effective de missions d’affaires, l’identification de projets bancables et la conclusion de contrats entre entreprises égyptiennes et congolaises. Le protocole devra également préciser les conditions d’accompagnement des investisseurs, notamment l’accès à l’information réglementaire, la recherche de partenaires locaux et la mobilisation des financements.
La coopération envisagée peut offrir aux entreprises congolaises un accès à des partenaires égyptiens disposant d’une expérience dans la construction, l’agro-industrie, les équipements médicaux, l’énergie et la logistique. Elle peut aussi servir aux entreprises égyptiennes qui cherchent à étendre leurs activités en Afrique centrale. Ces possibilités restent néanmoins des perspectives tant qu’elles ne sont pas traduites en investissements engagés, en contrats signés ou en activités commerciales mesurables.
Henri Désiré N’Zouzi, économiste et ancien diplomate congolais, intervient depuis plusieurs années dans les domaines des médias, de la communication et des relations avec les réseaux africains. La portée du MoU signé au Caire pourra être évaluée lorsque les deux organisations publieront un programme d’exécution précisant les projets ciblés, les entreprises mobilisées et les ressources financières disponibles.
— Peter MOYI









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