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En 2025, la RDC affiche 5,6 % de croissance et ramène l’inflation de 11,69 % à 2,27 %, selon la BCC

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La Banque Centrale du Congo (BCC) affirme que l’économie de la RDC a enregistré une croissance de 5,6 % en 2025, après 6,7 % en 2024. Le chiffre marque un léger ralentissement, mais il reste élevé à l’échelle continentale. La BCC a présenté cette lecture lors d’une conférence de presse tenue jeudi 8 janvier 2025, à l’issue des travaux de son Comité de politique monétaire.

Comparaison à l’appui, la Banque africaine de développement (BAD) estime la croissance africaine à 3,8 % en 2024, puis entre 4,1 % et 4,2 % en 2025. En clair, la RDC se situerait environ 1,4 à 1,5 point au-dessus de la moyenne annoncée. Sur le plan macroéconomique, cela signifie que le pays continue de produire plus vite que beaucoup d’économies africaines, même en phase de normalisation après une année 2024 plus rapide.

Pourquoi la baisse de l’inflation change la lecture de la politique monétaire en 2026

Le deuxième indicateur mis en avant est la désinflation. En décembre 2025, l’inflation est tombée à 2,27 %, contre 11,69 % à la fin de 2024. La chute est massive, près de 9,4 points sur un an. Pour la politique monétaire, ce mouvement pèse lourd, car l’inflation est l’une des principales variables qui déterminent le degré de fermeté d’une banque centrale.

La BCC et les analystes citent trois explications, l’appréciation du franc congolais, la baisse des prix des carburants, et une orientation monétaire rigoureuse sur l’essentiel de l’année. Techniquement, un franc plus fort réduit le coût des importations libellées en devises, ce qui peut freiner la hausse des prix sur les produits importés et sur les intrants utilisés par les entreprises. La baisse des carburants agit aussi comme un amortisseur, car elle se transmet à une partie des coûts de transport et de distribution, donc à plusieurs prix à la consommation. Enfin, une politique monétaire dite “rigoureuse” renvoie à des conditions de liquidité et de crédit plus encadrées, avec l’objectif de limiter les pressions inflationnistes.

Sur la croissance, la BCC attribue la résilience à la bonne tenue de la branche administrative, à la résistance du secteur industriel, et à la progression des activités hors extraction. Ce point est central pour un pays exposé aux matières premières, car la diversification relative de l’activité atténue la dépendance aux cycles des cours internationaux. Dans ce cadre, la RDC aborde 2026 avec des indicateurs présentés comme plus solides que la moyenne africaine, une combinaison rare dans la région quand croissance et inflation évoluent dans le bon sens au même moment.

M. MASAMUNA

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