Mercredi 7 janvier 2026, le ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo, a ordonné l’ouverture du processus de dégel des comptes bancaires des agents civils du secrétariat général du ministère. Ces agents avaient été retirés de la liste de paie en 2022, à la suite d’un contrôle de l’Inspection générale des finances.
La décision vise des membres du personnel civil dont les comptes avaient été bloqués après l’opération d’assainissement du fichier de paie. À l’époque, ce contrôle avait conduit à l’exclusion de plusieurs agents, soupçonnés d’irrégularités administratives ou de présence injustifiée sur les listings de rémunération.
Selon une communication officielle du ministère de la Défense, le ministre a pris cette instruction après avoir reçu une délégation des agents concernés. Ceux-ci affirment avoir été privés de salaire de manière injustifiée depuis près de quatre ans. Le ministère précise qu’une séance de travail mixte est programmée la semaine prochaine afin d’examiner les dossiers individuels.
Les agents ont été « invités à apporter les preuves de leurs revendications lors d’une séance de travail mixte, prévue la semaine prochaine, en vue d’un éventuel rétablissement de leurs droits ». Cette étape doit permettre de distinguer les situations régulières de celles qui ne le sont pas, sur la base de documents administratifs et de critères établis par l’administration.
Assainissement de la paie et tensions sociales persistantes
Le dégel des comptes s’inscrit dans un contexte plus large de réformes de la gestion des finances publiques. Depuis plusieurs années, l’État mène des contrôles pour réduire les dépenses liées à des effectifs jugés excessifs dans certaines administrations. L’objectif est de limiter les paiements indus et de mieux cibler les ressources publiques.
Mais ces opérations ont aussi provoqué des tensions sociales. Des agents affirment avoir été écartés sans procédure contradictoire claire. Dans plusieurs ministères, des rapports et des observateurs dénoncent des pratiques récurrentes, comme des promotions irrégulières, des avantages accordés sans base légale et une répartition inégale des traitements.
Au ministère de la Défense, la démarche annoncée par Guy Kabombo vise à corriger d’éventuelles erreurs, sans remettre en cause le principe du nettoyage du fichier de paie. Le rétablissement des droits reste conditionné à la présentation de preuves jugées recevables par l’administration.
Le ministère indique que les agents concernés ont salué cette initiative, y voyant un premier pas vers une clarification de leur situation administrative et financière. À l’issue des travaux annoncés, seuls les dossiers conformes devraient être réintégrés dans le circuit de la paie publique, dans le respect des règles en vigueur.
— M. KOSI


