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IDE en Afrique : l’Égypte et l’Afrique du Sud en tête avec plus de 9 milliards de dollars

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L’année 2023 a été marquée par une stabilité des flux d’investissements directs étrangers (IDE) vers l’Afrique, totalisant 48 milliards de dollars, soit une légère baisse de 1 % par rapport à 2022. Cette stabilité, révélée par le rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), masque des disparités significatives entre les différents pays et secteurs économiques du continent.

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En 2023, la répartition des IDE en Afrique a montré une augmentation notable des annonces de nouveaux projets, particulièrement au Maroc, au Kenya et au Nigeria. Cependant, la réduction d’un tiers des transactions de financement de projets suscite des inquiétudes quant à l’avenir du financement des infrastructures sur le continent. Alors que les flux mondiaux d’IDE ont augmenté de 3 %, principalement en raison des valeurs plus élevées dans quelques économies européennes jouant un rôle d’intermédiaires, hors de ces économies, les flux mondiaux d’IDE ont enregistré une forte baisse de 18 %.

Pour 2024, la CNUCED prévoit une légère augmentation des flux d’IDE vers l’Afrique, bien que des risques significatifs persistent, notamment les tensions géopolitiques et les niveaux d’endettement élevés dans de nombreux pays africains. Le rapport ne fournit pas un classement actualisé des 20 pays africains les plus attractifs pour les IDE en 2023, mais les données antérieures indiquent que l’Égypte, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Ouganda, le Sénégal, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, la Côte d’Ivoire et la RD Congo ont continué à attirer des IDE ces dernières années.

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Plusieurs secteurs ont été particulièrement attractifs pour les IDE en 2023. Les énergies renouvelables ont attiré plus de 10 milliards de dollars en financement de projets pour la production d’électricité éolienne et solaire, avec des projets majeurs en Égypte, en Afrique du Sud et au Zimbabwe. Un projet d’hydrogène vert de 34 milliards de dollars en Mauritanie est le plus important de ces mégaprojets. Les véhicules électriques ont également vu des investissements étrangers, notamment avec la création d’une usine de fabrication de batteries pour véhicules électriques au Maroc, pour un montant de 6,4 milliards de dollars. Malgré la réduction significative des transactions de financement de projets, le continent a attiré plusieurs mégaprojets, évalués à plus de 5 milliards de dollars chacun.

Le ralentissement des fusions et acquisitions (F&A) en 2023 est attribuable à plusieurs facteurs économiques et géopolitiques. L’environnement macroéconomique difficile, caractérisé par la hausse des taux d’intérêt, l’inflation élevée et la volatilité des marchés financiers, a freiné les transactions de F&A. De plus, le durcissement des conditions de financement a réduit l’appétit des investisseurs pour ces opérations, tandis que les incertitudes géopolitiques et les événements électoraux ont pesé sur la confiance des entreprises pour réaliser des opérations de F&A.

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En dépit de la baisse des flux d’IDE en 2023, les perspectives pour 2024 restent optimistes. La tendance à la baisse des taux d’intérêt pourrait stimuler les IDE, particulièrement dans les secteurs des énergies renouvelables et des véhicules électriques. Cependant, les pays africains devront surmonter les défis macroéconomiques et géopolitiques pour attirer davantage d’investissements et soutenir leur développement économique.

La Rédaction

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