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Sous-traitance : l’ARSP appelle les groupes miniers à intégrer davantage de PME congolaises

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L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) poursuit ses opérations de contrôle dans le secteur minier congolais. Une mission conduite par son Directeur général, Miguel Kashal Katemb, a été menée dans le Haut-Katanga auprès de Société Minière du Katanga (SOMIKA) et de Kipushi Corporation afin de vérifier l’application de la loi sur la sous-traitance et le niveau d’intégration des entreprises congolaises dans les activités minières.

Cette initiative s’inscrit dans la politique du Gouvernement congolais qui cherche à renforcer le contenu local dans les mines, secteur qui reste l’un des principaux moteurs de croissance de la RDC grâce au cuivre, au cobalt et à d’autres minerais stratégiques.

Kinshasa veut augmenter la place des entreprises congolaises dans les mines

La mission de l’ARSP a débuté dans les installations de SOMIKA, à Kipushi. L’entreprise est notamment active dans la transformation du cuivre et du cobalt. Sur place, Miguel Kashal Katemb et sa délégation ont échangé avec les responsables de la société sur le respect des dispositions légales liées à la sous-traitance. Les équipes de l’ARSP ont aussi visité plusieurs unités de production afin d’évaluer la participation réelle des sous-traitants congolais dans les opérations industrielles du groupe.

La délégation s’est ensuite rendue chez Kipushi Corporation (KICO), où le Directeur général de l’ARSP a rappelé l’importance du respect strict de la législation congolaise en matière de sous-traitance. Devant les responsables de l’entreprise et plusieurs partenaires locaux, il a insisté sur la nécessité de promouvoir des PME congolaises structurées, capables d’exécuter correctement les contrats obtenus et en conformité avec les obligations fiscales du pays.

Depuis plusieurs années, les autorités congolaises cherchent à accroître les retombées locales du secteur extractif. Malgré le poids des mines dans les exportations et les recettes publiques, une partie importante des contrats de sous-traitance reste encore dominée par des entreprises étrangères ou des structures peu intégrées dans l’économie nationale. Pour Kinshasa, le développement d’un tissu solide de PME congolaises pourrait favoriser la création d’emplois, le transfert de compétences et une meilleure redistribution des revenus générés par l’exploitation minière.

Plusieurs opérateurs économiques rappellent néanmoins que les entreprises locales font encore face à des obstacles importants. L’accès limité au financement, le manque d’équipements, les difficultés de structuration et la concurrence de groupes internationaux déjà bien implantés réduisent leur capacité à obtenir certains marchés dans les chaînes minières.

À travers ces missions de contrôle, l’ARSP veut donc renforcer progressivement l’application de la loi sur la sous-traitance tout en poussant les grandes sociétés minières à intégrer davantage de fournisseurs congolais dans leurs activités. La visite de Miguel Kashal Katemb dans le Haut-Katanga s’est terminée par une étape à l’ONG Annie et ses Amies, engagée dans l’encadrement et la formation des jeunes dans la province.

— Joldie KAKESA

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