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Industrialisation en RDC : les ZES de Maluku présentées comme outil pour réduire les importations et créer des emplois

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Le 30 décembre 2025, la Première ministre Judith Suminwa a tenu, sur le site de Maluku (Kinshasa-Maluku), un Comité de pilotage stratégique consacré aux Zones Économiques Spéciales (ZES). Relayée par Julien Paluku, cette réunion confirme l’option du Gouvernement : faire des ZES un instrument central pour pousser l’industrialisation et soutenir la croissance.

Une Zone Économique Spéciale est un périmètre précis où l’État propose des règles plus attractives que la normale. Cela peut concerner la fiscalité, les douanes ou certaines procédures administratives. L’objectif est d’attirer des investisseurs qui produisent sur place, au lieu d’importer. Concrètement, les ZES visent à accélérer la transformation locale des matières premières, réduire la dépendance aux importations, créer des emplois durables et installer des pôles industriels capables de rivaliser sur le marché national et régional.

La ZES de Maluku est présentée comme un site pilote. Des unités industrielles y sont déjà opérationnelles, et les autorités mettent en avant sa capacité à accueillir d’autres entreprises manufacturières, avec une orientation vers la demande locale et la région.

Zones Économiques Spéciales maluku

Du discours à l’exécution, l’État veut lever les blocages

Le choix d’organiser le comité directement à Maluku envoie un signal politique : priorité à l’opérationnel. Les échanges ont porté sur un agenda industriel à fixer, les blocages administratifs à lever, la coordination entre institutions et le suivi des engagements pris par les parties concernées. L’enjeu est d’éviter les lenteurs qui ont freiné, par le passé, des projets présentés comme structurants.

Dans cette montée en puissance, un point ressort comme condition de base : le foncier. Une ZES ne peut pas fonctionner si les terrains ne sont pas juridiquement sécurisés. Les investisseurs demandent des titres clairs avant d’engager des fonds, car l’incertitude foncière augmente le risque et peut arrêter un projet. La sécurisation du sol sert aussi à limiter les conflits fonciers, fréquents dans les zones à forte pression démographique, et à accélérer les aménagements quand l’État contrôle réellement les parcelles.

Le sujet touche enfin au cadre des expropriations et des indemnisations, indispensable si une ZES doit s’étendre. À Maluku comme sur d’autres sites envisagés, le foncier devient donc un préalable au même niveau que l’énergie, les routes et les infrastructures logistiques.

— M. KOSI

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