Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a ordonné l’interdiction d’importation et de commercialisation de huit marques de farine en République Démocratique du Congo (RDC), suite à la découverte de contamination par l’aflatoxine. Cette décision, annoncée le 25 août lors d’une conférence de presse à Kinshasa, touche les marques Africa Milling, Roller Meal and Breakfast, Farm Feed Super Dog Meal, Continental Milling, Shabco Milling, Girad Milling, Busu Milling et Star Milling.
L’aflatoxine, une toxine potentiellement carcinogène, a été détectée dans ces produits en provenance de Zambie. Cette situation met en lumière les défis de la sécurité alimentaire en RDC et a des implications significatives pour le marché local. En effet, l’impact économique de cette interdiction est double : d’une part, elle vise à protéger la santé publique, mais d’autre part, elle pourrait perturber l’approvisionnement en farine, un produit de première nécessité.
Le ministre Paluku a souligné que des mesures préventives sont désormais en place pour garantir la sécurité des consommateurs. Des sanctions strictes ont été mises en vigueur pour toute tentative d’importation illégale, incluant la saisie et la destruction des marchandises aux frais des contrevenants. Cette démarche vise à maintenir la confiance dans les produits alimentaires disponibles sur le marché et à préserver l’intégrité des chaînes d’approvisionnement.
L’interdiction pourrait également entraîner une fluctuation des prix de la farine sur le marché local. Les opérateurs économiques doivent se préparer à une possible augmentation des coûts en raison des disruptions dans l’approvisionnement et des nouvelles réglementations. Les autorités, incluant la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), l’Office Congolais de Contrôle (OCC), les services d’hygiène aux frontières et la Police Nationale Congolaise, sont activement impliquées dans la mise en œuvre et le suivi de ces mesures.
Ce développement souligne l’importance de la vigilance dans le contrôle de la qualité des produits importés et le besoin d’une gestion rigoureuse des chaînes d’approvisionnement pour éviter des répercussions économiques négatives. Les enquêtes en cours visent à garantir le retrait effectif de ces produits du marché, minimisant ainsi les risques pour la santé publique et les perturbations économiques potentielles.





