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Banque Centrale du Congo

16 banques, 16 microfinances, 88 coopératives, 71 messageries, la carte des intermédiaires financiers agréés par la BCC

Le registre de la Banque centrale du Congo recense 16 banques agréées, 16 sociétés de microfinance, 88 coopératives, 67 bureaux de change et 71 messageries financières. Il compte aussi 19 banques radiées. Lepoint.cd décrypte ce que ces listes disent du système financier congolais et de sa supervision.

Banque Centrale du Congo
BCECO

Le registre de la Banque centrale du Congo recense 16 banques agréées, 16 sociétés de microfinance, 88 coopératives, 67 bureaux de change et 71 messageries financières. Il compte aussi 19 banques radiées. Lepoint.cd décrypte ce que ces listes disent du système financier congolais et de sa supervision.

Avant de déposer son argent ou de lui confier un transfert, un client congolais peut vérifier qui a l’autorisation de la Banque centrale du Congo (BCC). La rubrique « Intermédiaires financiers » de son site publie des registres pour chaque famille d’acteurs, consultés par Lepoint.cd le 15 octobre 2026. Leur lecture d’ensemble montre un système où les petits acteurs sont nombreux et les banques peu nombreuses.

Les coopératives (88) et les messageries (71) pèsent bien plus que les 16 banques agréées
Nombre d'entités inscrites dans les registres de la BCC, octobre 2026
Coopératives d'épargne et de crédit88 entitésMessageries financières71 entitésBureaux de change67 entitésPrestataires de services connexes48 entitésBanques agréées16 entitésSociétés de microfinance16 entités
Source : Banque centrale du Congo, registres des intermédiaires financiersLePoint.cd
Voir les données
Entités inscrites
Coopératives d'épargne et de crédit88 entités
Messageries financières71 entités
Bureaux de change67 entités
Prestataires de services connexes48 entités
Banques agréées16 entités
Sociétés de microfinance16 entités

Seize banques, dont deux à Lubumbashi

Le registre des banques agréées compte 16 établissements, dont Rawbank, Equity BCDC, Standard Bank, Ecobank, Access Bank, BGFibank, Afriland First Bank, UBA, BOA, FBNBank, Sofibanque, Solidaire Banque, Citi Group Congo, MEGABANK et deux sièges à Lubumbashi, Trust Merchant Bank et CRDB Bank. Treize ont leur siège à Kinshasa, d’après un calcul de Lepoint.cd à partir du registre.

Les références d’autorisation s’étalent sur plus de cinquante ans, d’un décret présidentiel de 1971 pour Citi Group Congo à une lettre du gouvernement du 28 avril 2023 pour CRDB Bank, la plus récente.

Le registre des banques radiées compte 19 noms, soit plus que les banques actuellement agréées. Ces 16 banques collectent l’essentiel de dépôts bancaires qui atteignaient 20 813,4 millions USD en août 2026, selon la BCC, dont 87,6 % en monnaies étrangères.

Microfinance et coopératives, un secteur qui se renouvelle vite

Seize sociétés de microfinance sont agréées, dont FINCA RD Congo (2005), Baobab (2014), Vision Fund (2013) et Hekima (2007). Le registre des radiées en compte 25, soit 61 % des 41 sociétés recensées au total, d’après un calcul de Lepoint.cd.

Les coopératives d’épargne et de crédit forment le plus gros registre, avec 88 entrées, parmi lesquelles les MECRE, les MUFFEC et la MUCEC. Une seule caisse d’épargne figure au registre, la Caisse Générale d’Epargne du Congo (CADECO), autorisée par une ordonnance du 5 mai 1978. Quatre institutions financières spécialisées sont inscrites, dont la SOFIDE, le Fonds de promotion de l’industrie et le Fonds national de la micro-finance. Dix entreprises de micro-crédit sont recensées, de Goma à Mbandaka.

Change, transferts et monnaie électronique

Les bureaux de change sont 67 et les messageries financières 71. Parmi ces dernières figurent MoneyGram, RIA, Mukuru et Nomba. Elles sont donc plus nombreuses que les banques, dans un pays où l’envoi d’argent passe largement par des guichets hors du système bancaire.

Quatre établissements de monnaie électronique sont autorisés, Airtel Money (février 2012), Orange Money (mars 2012), Vodacash (juillet 2012) et Afrimobile Money (septembre 2015). Aucun n’a été autorisé depuis 2015 d’après les dates affichées, d’après un calcul de Lepoint.cd.

Les paiements, un cadre en construction

Le système national de paiement est régi par la loi n° 18/019 du 9 juillet 2018. La BCC y cite le SAREC-RDC, la chambre de compensation automatisée, le dépositaire central de titres et le switch MOSOLO. Le registre des prestataires de services connexes, arrêté au 15 juillet 2026, compte 48 noms, dont Monetbil, Proxypay, Paymetrust et Okapi RDC, et un opérateur de systèmes monétiques, Multipay.

Qui surveille, et avec quels outils

La loi bancaire n° 22/069 du 27 décembre 2022, modifiée par la loi n° 25/061 du 30 décembre 2025, fixe le cadre du contrôle. La BCC s’appuie sur quatre filets de sécurité, la surveillance micro et macroprudentielle, la liquidité d’urgence aux établissements solvables, la résolution bancaire et le fonds de garantie des dépôts. Face à une banque en difficulté, la loi prévoit trois étapes graduées, le redressement, la résolution puis la liquidation, avec la désignation possible d’un commissaire à la résolution.

Côté inclusion financière, la BCC met en avant huit actions, dont le développement de la monnaie électronique, un bac à sable réglementaire pour les innovations, la publication des taux effectifs globaux et un comparateur de tarifs.