Le 18 septembre 2025, la Chambre des Mines a réuni, sur le site de Kamoa Copper S.A., le ministre des Mines, les grandes compagnies et les représentants professionnels. Finalité immédiate : installer un cadre de concertation permanent et produire une feuille de route assortie de recommandations précises et d’un suivi régulier.
Ce qui change pour la gouvernance du secteur
La méthode a été posée : réunions programmées, responsabilités identifiées et livrables datés. L’objectif est clair : passer d’échanges dispersés à une coordination structurée autour de résultats mesurables. Les discussions ont porté sur des priorités opérationnelles — continuité de la production, fiabilité logistique, stabilité énergétique, conformité fiscale — avec l’ambition de réduire les frictions qui pèsent sur les coûts, les marges et la liquidité des opérateurs.
La Chambre des Mines assurera la coordination du dispositif, tandis que l’autorité de tutelle suivra l’exécution des décisions, afin d’accélérer les arbitrages techniques et d’apporter de la visibilité aux investisseurs.
Cette première séance fixe un cadre de travail pragmatique : établir des indicateurs simples à suivre (volumes produits et exportés, délais administratifs, disponibilité des intrants), définir des points d’étape et publier des bilans d’avancement. Pour l’État, l’enjeu budgétaire tient à la sécurisation des recettes et à une meilleure prévisibilité du cash-flow minier. Pour les entreprises, l’intérêt se situe dans la réduction des coûts cachés liés aux retards, au change et aux ruptures d’approvisionnement.
La valeur ajoutée attendue : un dialogue qui aboutit à des mesures applicables sur le terrain, avec des effets tangibles sur la production et la chaîne de paiements.
Notre participation s’inscrit dans cette logique de coopération sectorielle : documenter les décisions, éclairer les mécanismes économiques et suivre l’impact sur la production, les exportations et les recettes publiques au fil des étapes annoncées.
— Peter MOYI



