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Kinshasa et Montevideo misent sur l’innovation agricole et la coopération commerciale

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Vendredi à Montevideo, la RDC et l’Uruguay ont posé les bases d’un rapprochement inédit autour de la coopération économique et technologique. Sous la conduite de la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, la délégation congolaise a rencontré son homologue argentin, Gerardo Wertheim, pour discuter d’un éventail de dossiers allant du commerce bilatéral à l’innovation agricole.

Les échanges ont porté sur l’intégration de la RDC dans l’espace économique sud-américain via le Mercosur, un bloc qui représente plus de 260 millions de consommateurs. Les discussions ont également mis en avant les réformes fiscales adoptées en Amérique latine pour stimuler la croissance, l’usage des technologies numériques dans la gestion agricole, ainsi que des stratégies de suppression de taxes jugées dissuasives pour les investisseurs étrangers.

Un point fort de cette rencontre : l’annonce d’une mission économique conjointe prévue dans les prochaines semaines. Celle-ci devrait réunir acteurs publics, entreprises privées et institutions de financement afin d’identifier des projets concrets de coopération. L’objectif affiché par Kinshasa est clair : multiplier les partenariats Sud-Sud et diversifier ses relais de croissance au-delà de ses partenaires traditionnels.

Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, présent lors de ces entretiens, a salué une avancée qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux accords sectoriels dans des domaines aussi variés que l’agro-industrie, l’énergie et la transformation numérique. Pour lui, l’intégration dans des réseaux économiques émergents comme le Mercosur constitue une étape stratégique pour accroître la présence commerciale de la RDC sur des marchés jusque-là peu explorés.

Au-delà des protocoles et des discours officiels, cette séquence diplomatique marque une volonté assumée de placer la RDC dans les circuits commerciaux d’Amérique latine, une région où la croissance moyenne dépasse 2 % par an malgré un contexte mondial incertain. Un positionnement qui pourrait, à terme, élargir les débouchés des exportations congolaises et attirer de nouveaux flux d’investissements.

— M. KOSI

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