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Kinshasa s’engage pour une exploitation minière sans travail forcé

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Le Vice-Ministre des Mines, Godard MOTEMONA, a marqué sa présence lors d’une rencontre stratégique organisée par le Cobalt Institute à l’hôtel Hilton de Kinshasa. Cette réunion a mobilisé des représentants de l’industrie minière, couvrant à la fois les opérateurs publics et privés. L’objectif principal portait sur l’examen de l’intégration du cobalt congolais dans la liste 2024 des produits fabriqués par des enfants ou par le biais du travail forcé, une classification publiée par le département du travail des États-Unis.

Clarifier l’image du cobalt congolais face aux accusations internationales

Le Vice-Ministre des Mines a fermement remis en cause cette labellisation, jugeant qu’elle repose sur des informations erronées nuisant à la réputation de l’industrie extractive congolaise. À cette occasion, Chanda Uluca, cheffe de division pour la zone africaine au département du travail américain, a pris part aux échanges par vidéoconférence, apportant une vision complémentaire aux débats. Cette table ronde a permis de souligner l’enjeu crucial de repositionner la RDC sur l’échiquier mondial des minerais stratégiques tout en respectant les normes sociales et environnementales.

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Les autorités congolaises, sous la direction du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, ont multiplié les initiatives en faveur d’une exploitation minière éthique et transparente. Le gouvernement revendique des progrès concrets, particulièrement en matière de traçabilité, de certification des sites d’extraction et de contrôle rigoureux du travail des enfants. Ces efforts visent à rassurer les investisseurs internationaux tout en consolidant la position de la RDC comme acteur incontournable du marché mondial du cobalt.

Un secteur minier en mutation avec des ambitions durables

Avec plus de 70 % de la production mondiale de cobalt provenant de la RDC, la question de la réputation de ce minerai revêt une importance capitale pour les finances publiques et le développement du pays. En 2023, les exportations de cobalt ont rapporté à l’État près de 3,5 milliards USD, représentant environ 18 % des recettes publiques. L’enjeu dépasse donc le simple cadre économique : il s’agit aussi d’assurer des revenus pérennes à travers une exploitation responsable qui attire des partenaires respectueux des normes internationales.

Les discussions se sont également orientées vers la nécessité de renforcer la chaîne de valeur locale, avec l’ambition d’encourager la transformation du cobalt sur le territoire national avant exportation. Cela permettrait d’augmenter les marges bénéficiaires et de réduire la dépendance aux marchés extérieurs. Une démarche que le gouvernement veut traduire par une hausse de 5 % des investissements privés d’ici 2025 dans les infrastructures minières et industrielles.

Le Vice-Ministre MOTEMONA a conclu en appelant à une coopération étroite entre les parties prenantes pour améliorer la perception internationale de l’industrie minière congolaise. Il a également insisté sur la nécessité d’un dialogue continu avec les partenaires économiques, afin de garantir des pratiques exemplaires et assurer une croissance durable pour le secteur.

M.KOSI

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