Le 16 octobre 2024, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a pris la parole devant l’Assemblée nationale pour présenter le projet de loi sur la reddition des comptes de l’exercice budgétaire 2023. Ce document, validé en Conseil des ministres le 23 août 2024, vise à détailler l’exécution du budget et à apporter des réponses aux interrogations soulevées par les députés.
Le débat a permis d’aborder plusieurs points sensibles liés à l’économie nationale : l’irrégularité des recettes publiques, les investissements structurels, le poids de la dette intérieure et le rôle du soutien financier de la Banque mondiale. Le ministre a souligné que les conflits à l’Est du pays et la guerre en Ukraine ont entraîné une contraction significative des recettes, freinant ainsi la mobilisation fiscale. Il a également évoqué les acomptes provisionnels de 2022, un mécanisme qui a posé des défis pour les petites et micro-entreprises en raison de leur faible culture fiscale.

Les priorités du gouvernement ont été réaffirmées, avec un accent mis sur les infrastructures et l’agriculture. Ces secteurs stratégiques, jugés essentiels pour la relance économique, bénéficieront d’investissements soutenus dans les mois à venir. Le ministre a également insisté sur la mise en place de conditions propices à l’obtention de l’appui budgétaire de la Banque mondiale, garantissant une gestion rigoureuse et conforme aux attentes des partenaires financiers.
En ce qui concerne la dette intérieure, Doudou Fwamba a assuré une approche transparente, précisant que le gouvernement s’engage à honorer ses obligations auprès des créanciers locaux. Il a rappelé que le paiement ordonné de ces dettes est un élément clé pour restaurer la confiance des investisseurs et renforcer le climat des affaires.
Sur le plan monétaire, le ministre s’est montré optimiste quant à la stabilisation du taux de change et à la maîtrise de l’inflation. Cette amélioration résulte d’une coordination efficace entre les politiques monétaire et budgétaire, permettant d’absorber les pressions inflationnistes. Il a tenu à rassurer que l’exécutif reste déterminé à maintenir cette discipline financière et à offrir une gestion efficace des ressources publiques.
Cette intervention à l’Assemblée nationale s’inscrit dans la continuité des efforts du gouvernement pour promouvoir une gouvernance transparente et une exécution budgétaire rigoureuse, tout en mobilisant les financements extérieurs nécessaires au développement.






