Le prix d’un sac de braise, indispensable pour de nombreuses familles à Kinshasa, a grimpé de manière significative, passant de 20 000 FC à 35 000 FC en l’espace d’une semaine. Ce changement soudain n’est pas sans conséquences pour les consommateurs, qui voient leur pouvoir d’achat se réduire davantage.
Les commerçants rencontrés au marché ce dimanche 1er septembre 2024 expliquent cette hausse par les embouteillages interminables sur la Nationale N°1. Cette voie principale reliant Kinshasa au Kongo-Central est devenue un véritable casse-tête logistique. Selon eux, le trajet, qui devrait normalement prendre une journée, peut désormais s’étendre sur plus de quatre jours.
François, un vendeur de braise approchant la cinquantaine, a partagé son désarroi : « Je préférerais vendre mes sacs à 20 000 FC ou même 25 000 FC. Cependant, avec les retards dus aux embouteillages sur la Nationale N°1, je n’ai d’autre choix que d’augmenter les prix. Chaque jour de retard nous coûte cher, tant en temps qu’en ressources, et cela se répercute forcément sur le prix de vente.«
Cette situation ne touche pas seulement les grossistes. Hermine, une détaillante du marché de Mont-Ngafula, a également exprimé ses difficultés. Elle doit désormais réduire la quantité de chaque botte de braise pour compenser l’augmentation des coûts. « La botte que je vends pour 1 000 FC contient de moins en moins de braise, ce qui mécontente mes clients. Mais je n’ai pas d’autre choix si je veux couvrir mes frais.«
Les consommateurs, quant à eux, sont à bout. Nadine, une mère de famille, déplore l’impact de cette hausse sur son budget : « Je dois maintenant acheter deux bottes de braise au lieu d’une pour préparer un repas complet pour ma famille. Cela devient insoutenable.«
La montée des prix des produits de première nécessité, comme la braise, met en lumière les difficultés croissantes auxquelles font face les habitants de Kinshasa, en particulier ceux des quartiers périphériques comme Mont-Ngafula. Alors que ces denrées devraient logiquement être plus abordables avant d’atteindre les grands marchés tels que celui de Matadi-Kibala, c’est tout l’inverse qui se produit.
Les habitants interpellent les autorités pour qu’elles prennent des mesures urgentes afin de réguler les prix et de fluidifier la circulation sur les axes routiers stratégiques. En attendant, le prix de la braise continue de flamber, créant une pression supplémentaire sur les ménages déjà fragilisés par l’inflation galopante.
M. Kosi






