Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a récemment pris une décision stratégique en interdisant temporairement l’importation de semoules de maïs contaminées en provenance de Zambie. Cette initiative a été largement saluée par la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), qui voit en elle une protection nécessaire pour la santé publique et le développement des industries locales.
Robert Malumba Kalombo, président de la FEC, a exprimé son soutien sans équivoque à ces mesures : « Nous soutenons pleinement l’interdiction temporaire imposée par le ministère du Commerce extérieur sur les marques de semoules de maïs contaminées par l’aflatoxine, une substance reconnue pour ses effets génotoxiques et cancérigènes. » Cette déclaration a été faite à la suite d’une rencontre avec le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku.
L’aflatoxine, un toxine produite par des champignons présents dans certaines cultures de maïs, présente des risques sérieux pour la santé, notamment un potentiel cancérigène avéré. Selon les experts, la consommation de produits contaminés peut entraîner des effets dévastateurs sur la santé publique, et les entreprises congolaises se sont engagées à collaborer étroitement avec le gouvernement pour empêcher la circulation de ces produits sur le marché local.
Les industries locales, qui produisent une grande partie de la farine de maïs consommée dans le pays, sont également au centre de cette lutte contre les produits contaminés. En effet, l’interdiction d’importer ces produits douteux offre une occasion unique de renforcer le marché intérieur et de promouvoir la consommation de produits locaux, un levier essentiel pour l’économie nationale.
Le ministre Paluku et son interlocuteur ont par ailleurs dénoncé vigoureusement les pratiques malhonnêtes de certains opérateurs économiques qui, pour contourner les interdictions, ont tenté de reconditionner les sacs de farine contaminée sous d’autres marques. Ces actes sont non seulement illégaux, mais aussi dangereux pour la santé publique, et les autorités ont promis de prendre des mesures strictes pour les contrer.
Au-delà de ces mesures immédiates, la RDC est sur le point de signer un accord commercial bilatéral avec la Zambie, renforçant ainsi les échanges économiques entre les deux pays. Ce traité, qui sera précédé par un forum économique à Windhoek en avril 2025, vise à stimuler les échanges commerciaux tout en garantissant la sécurité des produits échangés.
En parallèle, le ministre a discuté avec l’ambassadeur de Guinée en RDC, Sekou Camara, sur la possibilité d’augmenter les volumes d’échanges commerciaux entre leurs pays respectifs, soulignant ainsi l’importance croissante des relations économiques bilatérales pour le développement des deux nations.
M.KOSI






