La Première ministre Judith Suminwa affirme que le gouvernement veut protéger le pouvoir d’achat des agents et fonctionnaires de l’État et reconnaît que des retards de salaire persistent dans certains territoires. Elle promet une régularisation rapide, avec un objectif clair : payer l’ensemble des fonctionnaires avant le 25 décembre 2025.
Des retards de salaire qui bloquent le terrain
Lors de la 71ᵉ réunion du Conseil des ministres, Judith Suminwa a rappelé que le salaire reste le principal outil de protection du pouvoir d’achat. Quand la paie arrive en retard, les familles ne savent plus comment faire face aux dépenses quotidiennes. C’est ce qu’elle veut corriger.
Elle a expliqué que le gouvernement travaille à « rationaliser » les circuits de paiement. En termes simples, il s’agit de mieux organiser les trajets de l’argent entre le Trésor public, les banques et les bénéficiaires, pour que chaque agent touche son salaire à temps, partout sur le territoire. L’objectif est de rendre la paie plus transparente, plus régulière et plus fiable.
La Première ministre a reconnu que, malgré ces efforts, des agents ne sont toujours pas payés normalement. C’est le cas dans le territoire de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi, et dans le territoire de Bagata, au Kwilu. Là-bas, l’accès au salaire reste difficile, alors que les fonctionnaires continuent à travailler.
Judith Suminwa a demandé aux ministres concernés d’agir vite. Elle a donné des instructions directes au Vice-Premier ministre, ministre du Budget, et au ministre des Finances. Leur mission : régulariser la situation dans les plus brefs délais. Elle a insisté sur la paie des enseignants et sur le paiement des frais de fonctionnement des écoles, souvent bloqués, ce qui freine le bon déroulement des cours.
En parallèle, le Secrétaire général au Budget, Pierrot Nke, a déclaré le 16 décembre, sur la RTNC, que la paie des fonctionnaires interviendrait avant le 25 décembre 2025 sur toute l’étendue du pays. Il a assuré que « les listings sont déjà prêts » et parlé d’un retour à une paie plus régulière, signe selon lui des efforts du ministère pour stabiliser la situation des agents de l’État.
— M. KOSI



