Le gouvernement affirme que le parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu avance. Le projet couvre 104 000 hectares et prévoit 974,732 millions de dollars américains d’investissements, surtout sur les quatre premières années, dans un partenariat public-privé.
Présenté au Conseil des ministres du vendredi 19 décembre 2025 par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, le Parc Agro-Industriel (PAI) de Mbanza-Ngungu se veut un projet agricole et industriel porté par un Partenariat Public-Privé (PPP), dans le cadre de la loi congolaise.
Le site annoncé s’étend sur 104 000 hectares. Il sera structuré en trois zones, et la rivière Inkisi traverse l’ensemble. Avant toute exploitation, les terres doivent passer par des études. Ensuite, le défrichage et les plantations se feront par étapes. Le rythme donné est simple : environ 10 000 hectares par an.
Le ministre indique que l’initiative vient du secteur privé. Un consortium d’entreprises nationales et internationales porte le projet. L’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) apporte un accompagnement technique.
Un PPP où le privé investit, et l’État encadre
Le budget total annoncé atteint 974,732 millions USD. Le ministre précise que l’effort financier se concentre surtout sur les quatre premières années. Il affirme aussi que l’État ne prévoit aucun engagement financier direct.
En clair, le schéma présenté est le suivant : le privé met l’argent et accepte le risque financier. L’État assure l’encadrement, la sécurisation et la supervision. Les partenaires techniques internationaux, eux, sont présentés comme un appui pour la crédibilité et la transparence.
Sur le fond, les objectifs affichés sont multiples : renforcer la sécurité alimentaire, développer la transformation locale des produits agricoles, créer des emplois, réduire les importations alimentaires et soutenir l’industrialisation de l’agriculture. Le ministre annonce des retombées attendues comme des infrastructures agro-industrielles modernes, des emplois directs et indirects, un transfert de compétences et de technologies, une hausse de la production locale, et une amélioration des revenus agricoles.
Le gouvernement dit enfin vouloir attirer des projets à impact économique et social, sans alourdir les finances publiques, tout en soutenant durablement l’agriculture nationale.
— M. KOSI


