La Banque africaine de développement apporte un appui de 159,50 millions USD à la République démocratique du Congo pour ouvrir le parc agro-industriel de Ngandajika vers les grands axes routiers et aériens. Avec la contribution du gouvernement, le coût total du programme atteint 177,16 millions USD.
Des routes et un aéroport pour soutenir l’agriculture de la région
Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a validé un financement de 159,50 millions USD pour le « Projet de renforcement de la connectivité au parc agroindustriel de Ngandajika » en RDC. Ce programme cible le parc agro-industriel de Ngandajika (PAIN), situé dans la région centre du pays, avec un objectif simple : le relier de manière fiable aux routes nationales et aux marchés de consommation.
Les travaux prévus portent sur l’aménagement des routes Nkuadi–Ngandajika–PAIN et Lukalaba–Ngandajika. Le projet inclut aussi l’amélioration des liaisons entre la route nationale 1 (RN1) et la route nationale 2 (RN2), afin de faciliter le passage des camions, des intrants agricoles et des produits destinés aux centres urbains. En parallèle, la piste de l’aéroport de Mbuji-Mayi sera prolongée pour accueillir davantage de fret lié aux activités agro-industrielles.
Pour la Banque africaine de développement, ces investissements doivent renforcer toute la chaîne de valeur agricole autour de Ngandajika. Léandre Bassolé, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, met en avant l’impact attendu sur l’économie locale. Selon lui, ce projet va ouvrir de nouveaux corridors d’échanges, soutenir la compétitivité des producteurs et créer des opportunités d’emploi, en particulier pour les femmes et les jeunes, souvent en première ligne dans les activités agricoles et de transformation.
La modernisation des routes de desserte agricole doit aussi rendre les déplacements plus sûrs et plus rapides pour les habitants. Un meilleur accès aux marchés réduit les pertes après récolte, améliore les revenus des paysans et facilite l’arrivée de services essentiels comme la santé ou l’éducation.
Le coût global du programme est évalué à 177,16 millions USD, cofinancés par la BAD et par le gouvernement congolais. Ce financement s’inscrit dans la continuité d’autres interventions déjà engagées dans la zone. Le 2 décembre, le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Mohindo Nzangi, a lancé les travaux de construction du pont Mpanda-Mushilu et la réhabilitation de la route d’accès au site de Nyongolo, dans le cadre du Projet de développement agricole du Ngandajika (PRODAN), lui aussi soutenu par la Banque africaine de développement.
En réunissant ces différents chantiers, les autorités congolaises et la BAD cherchent à faire de Ngandajika un pôle agricole mieux connecté, capable d’écouler sa production et de nourrir une partie croissante du pays.
— M. KOSI


