Le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’entreprise agro-industrielle Mole Groupe lancent un parc agro-industriel à Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central. Le projet prévoit une capacité annuelle de 700 000 tonnes de produits finis, un investissement total de 974,732 millions USD et la création de plus de 2 000 emplois directs et indirects.
Pensé comme un partenariat public-privé, le parc doit transformer localement des produits agricoles et réduire la dépendance aux importations. La production est destinée au marché national, avec un accent mis sur la transformation sur place et l’emploi de la main-d’œuvre congolaise.
Une production locale à grande échelle, sans financement public direct
Le site s’étend sur 104 000 hectares, organisés en trois zones traversées par la rivière Inkisi. Des études techniques et environnementales sont en cours sur les terres concernées. Les opérations de défrichage, de mise en culture et de plantation avancent à un rythme d’environ 10 000 hectares par an, conformément aux normes agricoles et environnementales.
Au-delà de la production, le parc est conçu comme un pôle de formation agricole et industrielle. Il doit appuyer les écoles et instituts agricoles du pays afin de renforcer les compétences locales et le transfert de technologies.
Présenté lors de la 71ᵉ réunion du Conseil des ministres, le projet a été détaillé par le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi. Il a précisé qu’il s’agit d’une initiative du secteur privé, portée par un consortium d’entreprises nationales et internationales. La mise en œuvre bénéficie de l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel.
Selon le ministère, l’État ne mobilise pas de ressources financières pour ce projet. Les investissements seront principalement engagés au cours des quatre premières années. En retour, les autorités attendent des effets concrets sur l’économie agricole : des infrastructures modernes, des emplois sur les zones de culture et sur le site industriel, une hausse de la production locale, une réduction des importations alimentaires et une amélioration des revenus des agriculteurs.
— M. KOSI


