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Performance des marchés : indices boursiers en progression de 1% à Wall Street

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Les Marchés en Quête d’un Élan Saisissant pour Halloween

Par Joelle Kioni, Analyste Économique

Les marchés actions entament la semaine avec une dynamique positive, se préparant à surmonter une série de défis composés de résultats d’entreprises, de décisions des banques centrales et de statistiques macroéconomiques, le tout dans un contexte international tendu, notamment au Proche-Orient. Cette matinée, nous nous penchons sur l' »effet Halloween » qui, tout comme la tradition anglo-saxonne qu’il évoque, suscite diverses réactions au sein des investisseurs.

L’effet Halloween, à l’instar de l’adage bien connu « vendez en mai et partez faire autre chose, » repose sur une stratégie saisonnière d’investissement. Il suggère d’allouer des capitaux à ce qui s’est avéré statistiquement être la période la plus favorable de l’année, c’est-à-dire de début novembre à fin avril, tout en évitant de s’attarder sur le semestre allant de début mai à fin octobre. Malgré des débats persistants sur cette approche, les chiffres révèlent qu’aux États-Unis, sur une longue période s’étalant de 1970 à 2017, le premier semestre a généré en moyenne une hausse de 6,9 %, tandis que le second semestre n’a affiché qu’une progression de 1,5 %. Ce phénomène s’explique en partie par le fait que les mois de mai, septembre et octobre présentent, statistiquement, les performances les plus médiocres de l’année. Il convient de noter que la plupart des marchés observent un schéma saisonnier similaire, selon les recherches universitaires. Par conséquent, les oracles (et les données) recommandent aux investisseurs en herbe de s’intéresser à cette période propice dès maintenant plutôt que d’attendre six mois.

Passons à l’actualité plus concrète, notamment la clôture de la séance américaine, qui a vu les trois principaux indices boursiers afficher une hausse de plus de 1 %, avec le Dow Jones, le doyen des indices, en tête du peloton. Derrière cette homogénéité apparente se cachent toutefois des trajectoires diverses. Les performances les plus robustes sont à dénicher dans les secteurs traditionnels de la consommation et de la finance. Le Nasdaq a dû compter sur le soutien de poids lourds tels qu’Apple, Microsoft, Amazon et Alphabet pour contrebalancer le repli de Tesla et du secteur des semi-conducteurs consécutif à l’avertissement d’ON Semiconductor (-22 %). Les investisseurs considèrent les résultats trimestriels des entreprises comme une bouée de sauvetage dans un environnement toujours incertain. Les économistes prédisent depuis deux ans qu’une récession pourrait survenir dans les deux mois, mais celle-ci tarde à se manifester. De ce fait, le marché semble se convaincre que l’économie américaine est à l’abri de ces menaces.

En Europe, la tendance est également à la hausse, mais les résultats des entreprises sont moins éblouissants, comme en témoignent les chiffres que voici. L’Europe, elle aussi, fait face à un certain pessimisme, peut-être comparable au personnage de Tom Sawyer, insouciant, qui ne craint rien. Les entreprises européennes semblent adopter une attitude plus prudente quant à leurs perspectives futures. Cependant, cela n’a pas empêché le Stoxx Europe 600 de progresser de 0,4 %, porté par la remontée de Sanofi (+3,3 %) après la purge de vendredi, ainsi que par d’autres acteurs du secteur de la santé et LVMH. Les avertissements d’ON Semiconductor ont cependant fait des dégâts, en impactant négativement Infineon, STMicroelectronics et ASM International.

La publication des résultats continuera de marquer la tendance des marchés dans les jours à venir, du moins jusqu’à mercredi soir, date à laquelle la Réserve fédérale américaine (Fed) communiquera sur sa politique monétaire. Toutefois, c’est la Banque du Japon qui a ouvert le bal cette semaine, en maintenant, conformément aux attentes, ses taux inchangés. Cependant, contrairement aux anticipations de la majorité des observateurs, la BoJ a maintenu une politique monétaire très accommodante, apportant seulement des ajustements mineurs à son langage. Par conséquent, le yen a perdu du terrain. Cependant, les véritables faits saillants de la nuit ne sont pas venus de la BoJ, mais plutôt des indicateurs d’activité en Chine. Les indices PMI, qui mesurent le sentiment des directeurs d’achats et leur appétit pour le risque, ont une nouvelle fois déçu, reflétant un ralentissement de l’activité. Le PMI manufacturier est tombé en territoire de contraction à 49,5 points, tandis que le PMI des services a chuté de 51,7 à 50,6 points. Ces deux chiffres sont inférieurs aux attentes. Selon l’économiste Robert Carnell de la banque ING, « C’est un léger choc étant donné que les données récentes sur l’activité s’étaient raffermies, et cela suggère que l’économie est toujours en difficulté ». Ces mauvais indicateurs renforcent l’hypothèse d’une économie chinoise incapable de redémarrer de manière significative.

Aux États-Unis, trois annonces majeures ont retenu l’attention hier soir. Tout d’abord, le syndicat UAW a mis fin à six semaines de grève dans le secteur de l’automobile après avoir conclu un accord global avec Stellantis, Ford et General Motors. Il s’agit d’un jalon industriel crucial, susceptible d’améliorer la perception de l’inflation, car la pénurie de véhicules par rapport à la demande exerce une pression sur les prix des automobiles neuves et d’occasion, composante non négligeable de l’indice d’inflation. Deuxièmement, le Trésor américain a annoncé qu’il emprunterait légèrement moins que prévu au quatri

ème trimestre, grâce à des rentrées plus élevées que prévues. Cette annonce pourrait contribuer à soulager la pression sur les taux d’intérêt, bien que cela ne soit pas encore très perceptible au moment de la rédaction. Le Trésor communiquera mercredi les détails de ses futures émissions obligataires. Enfin, dans un domaine moins terre-à-terre, Apple a dévoilé trois nouvelles puces particulièrement puissantes ainsi que son nouveau MacBook. Cette annonce suscite l’attention des investisseurs, surtout à la veille de la publication des résultats du troisième trimestre d’Apple, dans un contexte marqué par une réorganisation de la chaîne d’approvisionnement de l’iPhone et une campagne de dénigrement de Pékin à l’encontre du géant américain de la technologie.

Sur les marchés mondiaux, la situation est contrastée. Le Japon (+0,6 %) et l’Australie (+0,1 %) enregistrent des gains, mais la plupart des autres places financières affichent des replis. La Chine continentale connaît une légère baisse, tandis que Hong Kong, plus sensible aux données macroéconomiques décevantes de la journée, perd 1,8 %. La Corée du Sud abandonne 1,4 %, affectée par les incertitudes récentes entourant l’industrie des batteries automobiles, conjuguées aux difficultés du secteur des semi-conducteurs. L’Inde enregistre une baisse modérée. En Europe, les indicateurs avancés étaient à la baisse tôt ce matin. Cependant, l’indice de volatilité VIX est passé sous la barre des 20 points, signe d’une légère détente sur les marchés. Le CAC40 gagne 0,16 % à l’ouverture, s’établissant à 6836 points. Le SMI recule de 0,1 % à 10 371 points, tandis que le Bel20, porté par Anheuser-Busch Inbev et ArgenX, s’envole de 1,1 % à 3344 points.

Les Moments Forts de la Journée en Termes Économiques

La journée a débuté avec une série d’indicateurs macroéconomiques au Japon, notamment la décision de politique monétaire de la Banque du Japon, le taux de chômage, la production industrielle et les ventes au détail. Ensuite, la Chine a pris le relais avec la publication des PMI officiels d’octobre. En Europe, la matinée sera animée par les chiffres de l’inflation en France, puis au niveau de l’Union européenne. Enfin, aux États-Unis, les indicateurs de prix immobiliers de la FHFA, l’indice PMI de Chicago MNI, et l’indice de confiance du Conference Board occuperont le devant de la scène. Vous pouvez consulter l’agenda complet ici.

Les marchés des devises révèlent que l’euro se négocie à proximité de 1,06 USD, tandis que l’once d’or repasse sous la barre symbolique des 2000 USD. Le marché pétrolier demeure sous pression, avec un baril de Brent de la mer du Nord à 86,59 USD et un baril de pétrole brut léger américain WTI à 82,58 USD. Le rendement de la dette américaine à 10 ans se situe à 4,87 %. Le Bitcoin évolue autour de 34 300 USD.

Les Principaux Changements de Recommandations

  • Accor : Citi maintient sa recommandation d’achat avec un objectif de cours relevé de 41,50 EUR à 42,60 EUR.
  • Adyen : Jefferies reste à conserver avec un objectif de cours réduit de 758 EUR à 720 EUR.
  • Air France-KLM : Morgan Stanley maintient sa recommandation de pondération égale avec un objectif de cours réduit de 19,50 EUR à 14 EUR.
  • Air Liquide : Morningstar maintient sa recommandation de conserver avec un objectif de cours relevé de 148 EUR à 150 EUR.
  • Amplifon : JP Morgan maintient sa recommandation neutre avec un objectif de cours réduit de 34,10 EUR à 29,70 EUR.
  • BAE Systems : Morningstar passe d’acheter à conserver avec un objectif de cours de 1170 GBX.
  • BE Semiconductor : Morningstar passe de conserver à vendre avec un objectif de cours relevé de 82 EUR à 86 EUR.
  • Burberry : Morningstar améliore sa recommandation de conserver à acheter avec un objectif de cours de 2090 GBX.
  • Bureau Veritas : Goldman Sachs maintient sa recommandation d’achat et réduit l’objectif de cours de 37 EUR à 36 EUR. Berenberg maintient sa recommandation d’achat et réduit l’objectif de cours de 29 EUR à 28 EUR. Société Générale maintient sa recommandation d’achat et réduit l’objectif de cours de 31 EUR à 27 EUR.
  • Clariant : Stifel maintient sa recommandation de conserver avec un objectif de cours réduit de 15,60 CHF à 14,70 CHF.
  • Eramet : Portzamparc maintient sa recommandation d’achat renforcée avec un objectif de cours réduit de 185 EUR à 180 EUR.
  • Eurofins : Bernstein passe

Par Joelle Kioni, Analyste Économique

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