Le vendredi 24 août 2024, à l’hôtel Sultani de Kinshasa, le Directeur Général du Cadastre Minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga, a animé un café de presse réunissant les principaux acteurs du secteur minier en République Démocratique du Congo. Cette rencontre a permis de mettre en lumière les nombreux défis auxquels le secteur est confronté, notamment en matière de régularité des titres miniers.
Lors de son intervention, Popol Mabolia Yenga a révélé que plus de 3070 titres miniers ont été identifiés comme inactifs, une situation préoccupante qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur la gestion du domaine minier. Parmi ces titres, un tiers ne respectent pas les réglementations en vigueur, les raisons évoquées étant principalement « le non commencement des travaux, le non-paiement des droits superficiaires, entre autres ».
Face à cette situation, M. Mabolia a insisté sur la nécessité de retirer les permis qui ne sont pas en conformité, permettant ainsi à d’autres opérateurs plus rigoureux d’acquérir ces concessions. Cette mesure, selon lui, est essentielle pour garantir une meilleure gestion du patrimoine minier du pays.
En ce qui concerne la gestion des recettes issues du secteur minier, le Directeur Général a exprimé son souhait de voir ces revenus bénéficier directement à la population à travers des projets concrets. « Il faut que l’on sente que les revenus tirés du secteur minier sont déversés auprès de la population pour qu’il y ait des actions tangibles », a-t-il déclaré. Cependant, il a également souligné un dysfonctionnement dans la répartition des recettes : « Nous avons remarqué que 50% sont payés au cadastre minier et 50% au Trésor public. Les gens payaient au CAMI et ne paient pas la totalité au niveau de la DGRAD alors qu’on leur a délivré des certificats ». Pour remédier à cette situation, une décision a été prise pour exiger désormais le versement intégral des sommes dues.
Malgré ces défis, le Directeur Général du CAMI a tenu à partager une nouvelle encourageante : « Les recettes de la DGRAD, ce que nous contribuons au Trésor, ont presque été multipliées par deux ou par trois avec le passage de près de 30 millions de dollars de maximisation liée à la recette avec les activités des droits superficiaires du Code et règlement minier », a-t-il affirmé.
Le CAMI, créé en 2003, est actuellement en phase de redynamisation. Sous l’impulsion de Popol Mabolia, qui est en fonction depuis près d’une année, l’établissement a mis en place plusieurs réformes majeures. Parmi celles-ci, la création d’une direction d’études, la mise en place d’une nouvelle convention collective, ainsi que l’ouverture d’un deuxième bureau du Cadastre au Lualaba, venant s’ajouter à celui de Lubumbashi.
En somme, le Cadastre Minier s’engage dans un processus de réforme visant à renforcer la transparence et l’efficacité de la gestion des titres miniers en RDC, avec l’objectif ultime de maximiser les bénéfices pour l’ensemble de la population congolaise.
M.KOSI


