RDC : au 4e trimestre 2025, 10,78 % des dépenses publiques ont été payées en procédure d’urgence

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Entre octobre et décembre 2025, l’État congolais a exécuté 8 745,06 milliards de CDF de dépenses publiques, dont 943,14 milliards de CDF via la procédure d’urgence, soit 10,78 % du total, d’après un document du ministère des Finances consulté par la rédaction. Cette procédure permet de payer plus vite que le circuit habituel, mais elle est aussi plus sensible en matière de traçabilité et de contrôle.

La part de l’urgence a beaucoup varié d’un mois à l’autre. En octobre, elle atteint 18,50 % (450,94 milliards de CDF sur 2 437,50 milliards). En novembre, elle retombe à 5,27 % (166,00 milliards sur 3 152,11 milliards). En décembre, elle remonte à 10,34 % (326,20 milliards sur 3 155,45 milliards). Au total, la procédure standard reste majoritaire : 7 801,92 milliards de CDF, soit 89,22 % des paiements du trimestre.

Le poids des dépenses sécuritaires dans les paiements en urgence

Le document précise un point clé : hors dépenses sécuritaires liées aux opérations en cours à l’Est du pays, la part des dépenses exécutées en urgence au 4e trimestre 2025 tombe à 0,70 %. Autrement dit, l’urgence est surtout portée par la sécurité.

Dans la ventilation par catégorie, les dépenses exceptionnelles représentent 902,22 milliards de CDF, soit 95,66 % des montants payés en urgence. À l’intérieur de cet ensemble, 881,95 milliards de CDF concernent les dépenses sécuritaires, ce qui représente 93,51 % de toute l’urgence du trimestre. Les dépenses de fonctionnement des institutions totalisent 40,92 milliards de CDF, soit 4,34 %.

Le ministère compare aussi avec le 3e trimestre 2025 : l’urgence avait alors atteint 1 449,30 milliards de CDF, répartis entre dépenses exceptionnelles (1 405,85 milliards, soit 97 %) et fonctionnement des institutions politiques (43,45 milliards, soit 3 %). Selon le document, ces montants avaient été régularisés.

Cette publication est présentée comme un élément de suivi de la gouvernance des finances publiques, dans le cadre des engagements du programme appuyé par le FMI.

M. KOSI

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