Le ministère des Finances a présenté au Conseil des ministres du 9 octobre un mécanisme de la Banque mondiale, l’option de tirage différé en cas de catastrophe, dont les ressources pourraient atteindre 500 millions de dollars. Il s’agit d’une ligne envisagée, qui ne dégage aucun fonds pour l’instant.

Le ministère des Finances a présenté au Conseil des ministres du 9 octobre un mécanisme de la Banque mondiale, l’option de tirage différé en cas de catastrophe, dont les ressources pourraient atteindre 500 millions de dollars. Il s’agit d’une ligne envisagée, qui ne dégage aucun fonds pour l’instant.
Le ministère des Finances a présenté l’option de tirage différé en cas de catastrophe (Cat DDO), proposée par le Groupe de la Banque mondiale, lors de la 100e réunion du Conseil des ministres tenue le 9 octobre à Kinshasa sous la présidence de Félix Tshisekedi. Les ressources pourraient atteindre 500 millions de dollars sous forme d’appui budgétaire, d’après le compte rendu rapporté par LePotentiel.
Le principe est simple. Une fois une urgence déclarée, des ressources approuvées à l’avance peuvent être mobilisées rapidement. L’accès reste soumis à des conditions propres au mécanisme. Le gouvernement l’a examiné et ne l’a pas adopté.
La Banque mondiale décrit le Cat DDO comme un prêt de politique de développement et non un don. Il est approuvé avant la catastrophe et décaissé quand un déclencheur est atteint, en général une déclaration d’état d’urgence, après une catastrophe naturelle ou une urgence sanitaire d’origine biologique. Le pays doit disposer d’un cadre macroéconomique adéquat et d’un programme satisfaisant de gestion des risques. Le plafond par pays est fixé au plus bas de 500 millions de dollars et de 1 % du PIB. Les conditions de remboursement dépendent de l’option retenue, concessionnelle aux conditions standard de l’IDA ou non concessionnelle à taux variable.
Pour la RDC, l’enjeu est budgétaire. Dans un communiqué du 20 janvier, la Banque mondiale estimait à 62 millions de dollars par an les besoins moyens de réponse aux inondations et aux épidémies. L’État y consacre 3,5 millions de dollars par an et le budget d’urgence a 61 % de chances d’être épuisé chaque année. Une inondation majeure sévère pourrait coûter jusqu’à 389 millions de dollars, et une épidémie sévère jusqu’à 60 millions. L’institution indiquait que des réserves, un crédit contingent et une assurance paramétrique souveraine étaient en négociation, avec une activation attendue en 2026.
Les urgences ne manquent pas. Le même Conseil des ministres a fait le point sur les pluies qui ont détruit près de 1 500 maisons et infrastructures sociales dans le territoire de Luiza, au Kasaï-Central, sur le naufrage de Lukolela, dans l’Équateur, qui a fait 29 morts et 117 disparus, et sur 26 cas de choléra dans la Tshuapa.
La Banque mondiale a annoncé par ailleurs, le 14 octobre, 80 millions de dollars de financement additionnel pour la riposte à Ebola en RDC et 13 millions de dollars pour la riposte régionale. L’institution dit avoir mobilisé 426,6 millions de dollars au total pour la réponse mondiale à Ebola.





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