Les ministres en charge de l’Électricité de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République du Congo ont signé, le 26 février, un protocole d’accord pour développer un projet hydroélectrique transfrontalier de 6 450 mégawatts (MW). La cérémonie s’est tenue à Brazzaville, à l’Hôtel Radisson, selon un communiqué du ministère des Ressources hydrauliques et de l’électricité.
Le texte porte sur l’aménagement hydroélectrique du site Pioka-Tombé, situé sur le fleuve Congo, dans le district des Cataractes, entre Kinshasa et Luozi. Pour situer l’enjeu, 6 450 MW correspond à une capacité de production d’électricité très élevée : si le projet se concrétise, il pourrait alimenter une grande partie des besoins électriques des deux pays, à condition que les réseaux de transport et de distribution suivent.
Le ministère congolais présente cette signature comme une étape importante pour l’intégration énergétique entre les deux voisins. En clair, l’objectif affiché est de produire de l’électricité à partir d’un même site et d’organiser, de manière encadrée, la coopération autour de cette énergie : qui produit, comment on partage, et sous quelles règles.
Le même jour à Brazzaville, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité de la RDC, Teddy Lwamba Sakombi Molendo, a été reçu par Denis Sassou NGuesso, président de la République du Congo. Il lui a transmis un message de Félix-Antoine Tshisekedi, président de la RDC, et a remis une note explicative liée au protocole d’accord signé entre les deux pays.
D’après la source, la démarche vise à installer une coopération énergétique dite « souveraine », c’est-à-dire portée par les États, avec un cadre technique annoncé comme mutuellement avantageux.
— M. KOSI

