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RDC : contrats de performance 2026, le ministère des Finances met la pression sur les régies de recettes

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Last updated: février 17, 2026 11:51 pm
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il y a 3 mois
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À Kinshasa, le ministère congolais des Finances a fait signer aux régies financières des contrats de performance pour 2026, à l’issue de trois jours de travaux consacrés au bilan 2025 et aux priorités budgétaires de l’année à venir. Dans un communiqué transmis à la presse, le ministre Doudou Fwamba présente ces engagements comme un outil pour encadrer la mobilisation des recettes et resserrer la gestion publique, dans un contexte où l’État veut financer des projets d’infrastructures tout en préservant la stabilité macroéconomique.

La séquence est surtout un message interne : les régies sont désormais attendues sur des objectifs chiffrés et des résultats mesurables. Le communiqué évoque une « culture de résultats » et lie explicitement ces contrats à l’amélioration de la collecte, à la discipline budgétaire et à la lutte contre les pratiques qui grèvent les recettes publiques.

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À Kinshasa, le ministère congolais des Finances a fait signer aux régies financières des contrats de performance pour 2026, à l’issue de trois jours de travaux consacrés au bilan 2025 et aux priorités budgétaires de l’année à venir. Dans un communiqué transmis à la presse, le ministre Doudou Fwamba présente ces engagements comme un outil pour encadrer la mobilisation des recettes et resserrer la gestion publique, dans un contexte où l’État veut financer des projets d’infrastructures tout en préservant la stabilité macroéconomique.Une feuille de route 2026 tournée vers les recettes et les projets

Dans le même temps, le ministre a décerné des prix aux administrations jugées les plus performantes en 2025. La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a atteint 102 % de ses assignations, la Direction générale des impôts (DGI) 100 %. La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) reçoit, elle, un prix d’encouragement. Ces pourcentages renvoient aux « assignations », c’est-à-dire aux montants de recettes fixés à l’avance dans le pilotage budgétaire. Dépasser la cible signifie, en principe, plus de marges de manœuvre pour l’État ; ne pas l’atteindre oblige souvent à arbitrer dans les dépenses ou à chercher des financements complémentaires.

Le communiqué met aussi en avant une amélioration d’indicateurs macroéconomiques sur la période récente. Doudou Fwamba cite une croissance moyenne de 7 % entre 2020 et 2025. Il affirme également que l’inflation a été ramenée de 23,8 % fin 2023 à 2,3 % fin 2025. Pour les ménages, l’inflation est l’indicateur le plus concret : quand elle grimpe, les prix augmentent et le pouvoir d’achat recule. Quand elle se replie, la pression sur les budgets familiaux peut se desserrer, à condition que les revenus suivent et que l’offre de biens et services soit suffisante.

Autre chiffre mis en avant : les réserves de change, portées selon le ministère à 7,9 milliards de dollars, contre 1,1 milliard en 2019. Ces réserves représentent un « coussin » en devises pour faire face aux paiements extérieurs, soutenir la crédibilité financière du pays et limiter, en théorie, les risques de tensions sur le marché des changes.

Une feuille de route 2026 tournée vers les recettes et les projets

Pour 2026, le ministère annonce une feuille de route qui combine recherche de recettes, réformes et financement d’investissements. Le communiqué cite la mobilisation accrue des ressources, la poursuite des réformes fiscales et numériques, la stabilité du cadre macroéconomique, ainsi que le financement de projets structurants, notamment dans les infrastructures, les voiries urbaines et l’énergie. Dans les finances publiques, l’équation est classique : sécuriser les recettes pour éviter que l’investissement public ne repose uniquement sur l’endettement ou sur des arbitrages défavorables aux dépenses sociales.

Le ministre insiste aussi sur l’intégrité dans l’administration : appel à une « éthique irréprochable », lutte contre la fraude fiscale et rappel autour de la déclaration de patrimoine. En toile de fond, la capacité de l’État à mobiliser ses recettes dépend autant des textes que de leur application : élargir l’assiette fiscale, réduire les exemptions mal ciblées, limiter les fuites et améliorer la traçabilité des paiements sont des leviers souvent cités, mais difficiles à concrétiser.

Sur le scénario macroéconomique, le ministère indique prévoir pour 2026 une croissance de 5,3 % du PIB, « portée principalement par le secteur extractif ». Une trajectoire qui rappelle la dépendance de l’économie congolaise aux mines : les recettes peuvent progresser quand la production et les prix internationaux suivent, mais l’exposition aux cycles des matières premières reste un facteur de fragilité pour les finances publiques.

Le communiqué conclut sur un appel à la mobilisation des agents du secteur et replace l’action du ministère dans la « vision » du président Félix Tshisekedi, avec l’objectif affiché de doter l’exécutif des moyens de sa politique, « au bénéfice direct de la population ».

— Peter MOYI

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