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RDC : le gouvernement et la FAO unissent leurs efforts pour moderniser l’irrigation agricole

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Last updated: mai 7, 2025 8:06 am
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il y a 1 an
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Avec plus de 80 millions d’hectares de terres arables et l’un des plus vastes réseaux hydriques au monde, la République démocratique du Congo possède un potentiel agricole considérable. Pourtant, moins de 1 % des terres cultivées bénéficient d’un système d’irrigation fonctionnel. Ce chiffre illustre un paradoxe alarmant : une terre fertile noyée dans l’abondance d’eau, mais incapable d’en tirer profit pour nourrir sa population.

Ce constat a poussé le ministère de l’Agriculture à amorcer, ce lundi à Kinshasa, le processus d’élaboration d’une stratégie nationale pour le développement de l’irrigation. L’objectif : transformer un secteur resté largement dépendant des pluies saisonnières en un moteur stable de sécurité alimentaire.

« Le moment est venu de bâtir une agriculture capable de résister au changement climatique et de soutenir la croissance économique,«  a déclaré Grégoire Mutshail Mutomb, ministre d’État à l’Agriculture. Il a invité les experts et les institutions présentes à jouer un rôle actif dans la formulation d’un cadre durable, porteur d’efficacité et de résilience.

Ibrahim Abdoul Nasser, représentant adjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a dressé un état des lieux sans concession. Selon lui, le sous-développement des infrastructures d’irrigation fragilise non seulement la productivité agricole mais compromet également les ambitions de diversification économique.

La RDC consacre encore plus de 1,5 milliard de dollars par an à l’importation de denrées alimentaires, selon les estimations récentes de la Banque mondiale. Un paradoxe qui pénalise lourdement la balance commerciale nationale, dans un contexte où les chaînes de valeur agricoles peinent à émerger.

« L’absence d’irrigation freine la production, affaiblit la résilience des petits exploitants et rend les cultures vulnérables aux aléas climatiques. Cela empêche toute projection fiable sur les rendements et limite la capacité des producteurs à accéder aux marchés formels,«  a souligné M. Nasser.

Le projet en cours vise à doter le pays d’un cadre stratégique complet, articulé autour de plusieurs axes : un renforcement des capacités institutionnelles, une meilleure maîtrise de l’eau agricole, l’usage du système d’information géographique (SIG) pour planifier les aménagements, ainsi qu’une approche environnementale intégrée.

L’atelier de Kinshasa, qui se tient sur deux jours, mobilise des représentants des ministères, des provinces, des organisations paysannes, ainsi que des bailleurs internationaux. L’ambition est de poser les fondations d’un programme national cohérent, capable de répondre aux besoins urgents en matière d’irrigation et d’agriculture intensive.

Les experts doivent produire une analyse détaillée du sous-secteur, en identifiant les freins techniques, institutionnels et financiers, avant de proposer des solutions opérationnelles. L’enjeu est aussi de mieux coordonner les initiatives en cours et d’attirer les financements nécessaires.

Le ministère congolais de l’Agriculture s’aligne sur l’orientation présidentielle connue sous le nom de « revanche du sol sur le sous-sol », qui mise sur la terre comme moteur de développement alternatif aux ressources minières. Selon les autorités, un secteur agricole renforcé permettrait non seulement de réduire la pauvreté rurale, mais aussi de créer des emplois pérennes et d’améliorer la sécurité alimentaire.

La FAO, partenaire principal du projet, y voit une opportunité historique. « Ce cadre stratégique doit devenir un levier de transformation agricole, économique et sociale pour la RDC, » a insisté son représentant. L’agence onusienne réaffirme ainsi sa volonté d’accompagner techniquement et financièrement les réformes structurelles attendues.

La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de la capacité des pouvoirs publics à intégrer les recommandations issues de l’atelier, à mobiliser les ressources internes et externes, et surtout à traduire les engagements en actions concrètes sur le terrain.

— M. KOSI

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