La RDC et l’Algérie ont signé, samedi 30 mai 2026 à Alger, un mémorandum d’entente dans le secteur des hydrocarbures. L’accord a été conclu par Acacia Bandubola Mbongo, ministre d’État congolaise en charge des Hydrocarbures, et Mohamed Arkab, ministre d’État algérien chargé de l’Énergie et des Mines.
Cette signature donne un cadre officiel à la coopération entre les deux pays dans le pétrole et le gaz. Elle doit permettre à la RDC de bénéficier de l’expérience algérienne dans plusieurs domaines, dont la recherche, l’exploration, la production, le raffinage, la pétrochimie, le gaz naturel, ainsi que la formation des cadres.
La République Démocratique du Congo et la République Algérienne Démocratique et Populaire ont franchi une étape historique dans leur coopération énergétique. Acacia Bandubola Mbongo ( @bandubolambongo,) Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures de la RDC, et son homologue… pic.twitter.com/0vxO4mYTic
— Ministère des Hydrocarbures RDC (@Min_hydro_Rdc) May 31, 2026 Pour Kinshasa, l’enjeu est économique. Le pays dispose de ressources pétrolières dans le graben Albertine, le graben Tanganyika, le bassin côtier et la cuvette centrale. Mais leur valorisation reste limitée par le manque d’investissements, de capacités techniques et de structuration du secteur.
Selon Acacia Bandubola Mbongo, cet accord prolonge un processus lancé en novembre 2025 à Brazzaville, en marge des travaux de l’Organisation des producteurs de pétrole africains. La RDC veut notamment mieux présenter ses blocs pétroliers aux investisseurs, améliorer ses appels d’offres et renforcer sa capacité de négociation.
Pour les finances publiques, une meilleure organisation du secteur peut élargir les recettes de l’État, à condition que les projets avancent avec des règles claires, un suivi rigoureux et une meilleure transparence.
M. KOSI




