Le 27 octobre 2025 à Kinshasa, le ministre des Finances Doudou Fwamba a lancé la mission du FMI pour la deuxième revue du Programme FEC. En cas d’issue positive, l’appui attendu dépasse 200 millions USD pour le budget et environ 125 millions USD pour la balance des paiements, afin de renforcer les réserves de change de la Banque centrale.
Calixte Ahokposi, chef de mission du Fonds monétaire international, participe aux travaux organisés dans le cadre de la troïka politique aux côtés des responsables des institutions économiques nationales. Le ministre a mis en avant la continuité de la coopération avec le FMI et a rappelé l’orientation fixée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi : gouvernance modernisée, gestion macroéconomique plus rigoureuse et poursuite des réformes.
Réformes budgétaires et coordination des politiques au cœur des échanges

Le programme de travail cible l’exécution du budget 2025 et la préparation du budget 2026, avec un examen des dépenses de sécurité et des mesures de maîtrise des finances publiques. La mise en œuvre des réformes de gestion (y compris l’opérationnalisation de la DGTCP) figure à l’agenda, tout comme une mise à jour sur les euro-obligations et le suivi du contrat Sicomines. La coordination entre politique budgétaire et politique monétaire est également discutée pour préserver la stabilité des prix et la liquidité.
L’enveloppe attendue comprend un appui budgétaire de plus de 200 millions USD et près de 125 millions USD destinés à la balance des paiements, montants qui devraient alimenter les réserves de change de la Banque centrale du Congo et soutenir la capacité d’intervention en cas de tension sur le marché du change. Le gouvernement réaffirme, à cette occasion, son engagement en faveur de la transparence, de la discipline budgétaire et d’une exécution plus prévisible des dépenses.
La mission se déroule jusqu’au 5 novembre 2025. Ses conclusions seront ensuite soumises au Conseil d’administration du FMI au mois de décembre 2025. L’issue de cette revue pèsera sur le rythme de décaissement, la trajectoire des réformes et la crédibilité de la stratégie budgétaire et monétaire pour l’année 2026.
— M. KOSI



