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RDC : Idemia dissipe les accusations de surfacturation, Samba Bathily contredit

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L’Inspection Générale des Finances (IGF) de la RDC avait tiré la sonnette d’alarme concernant le projet de cartes d’identité biométriques, soulevant des irrégularités financières. En réponse, Idemia, leader mondial des technologies de reconnaissance biométrique, a récemment clarifié sa position, apportant des éclaircissements sur ce dossier complexe.

Samba Bathily, directeur d’Afritech, avait affirmé la création d’un consortium avec Idemia pour gérer le projet des cartes d’identité nationales biométriques. Cependant, Olivier Charlanes, vice-président Moyen-Orient et Afrique d’Idemia, a réfuté cette affirmation lors d’un entretien sur RFI. Charlanes a précisé que la participation d’Idemia se limitait à un rôle de fournisseur de services technologiques, niant toute implication directe dans les négociations avec les autorités congolaises.

Le contrat, estimé à 700 millions de dollars, suscite de nombreuses interrogations. L’IGF avait déjà relevé des signes de déséquilibre financier et de surfacturation. La participation de l’État congolais à hauteur de 104 millions de dollars dans un montage financier nécessitant 697 millions de dollars pose question. Selon l’IGF, Afritech ne disposerait pas des ressources nécessaires pour sa part de 593 millions de dollars, mettant en péril l’intégrité du projet.

Une clause du partenariat public-privé (PPP) stipule que l’État congolais doit fournir une garantie permettant à Afritech de lever des fonds auprès de banques commerciales. Cette garantie, impliquant la séquestration des avoirs de la Banque Centrale du Congo, est jugée problématique par l’IGF, qui y voit une opération potentiellement illégale.

L’IGF critique également la répartition des revenus du projet, estimés à 2 milliards de dollars sur 20 ans. Selon les termes du contrat, Afritech percevrait 60% des revenus, laissant seulement 20% à l’État congolais, le reste étant alloué au remboursement des emprunts contractés par Afritech. Cette répartition est perçue comme injuste et désavantageuse pour l’État.

La mise au point d’Idemia apporte un éclairage sur les dynamiques financières et contractuelles du projet de cartes d’identité biométriques en RDC. Alors que l’IGF continue de surveiller de près les transactions et les clauses de ce partenariat, les enjeux pour la transparence financière et la bonne gouvernance restent au cœur des préoccupations.

La Rédaction

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