Le 9 septembre, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a conduit la deuxième réunion de la Troïka politique avec la mission du FMI. Autour de la table : Calixte Ahokpossi, chef de mission, Freddy Matungulu, administrateur du Fonds pour la RDC, le vice-ministre du Budget, le premier vice-gouverneur de la Banque centrale ainsi que des représentants de la Présidence et de la Primature.
Discipline budgétaire et gouvernance au cœur des échanges

Cette séance de restitution clôt plusieurs jours d’évaluations techniques menées par les experts du FMI auprès des administrations congolaises. L’objectif est clair : préparer la deuxième revue du programme FEC–FRD prévue en octobre, dont dépend le maintien du financement concessionnel et l’accès à de nouveaux décaissements.
Les discussions ont porté sur la trajectoire budgétaire, le respect des plafonds de dépenses et la gestion de la liquidité. Le FMI insiste sur la nécessité de renforcer la discipline budgétaire et de limiter les dérapages susceptibles d’alimenter l’inflation. La Banque centrale, impliquée au plus haut niveau, doit continuer à stabiliser le franc congolais et à protéger les réserves de change, cruciales pour contenir la volatilité du marché.
Le gouvernement, par la voix du ministre des Finances, a réaffirmé sa détermination à poursuivre les réformes structurelles. L’amélioration de la gouvernance et la transparence dans la dépense publique sont considérées comme des conditions essentielles pour consolider la confiance des bailleurs et attirer davantage d’investissements. L’enjeu de cette revue dépasse donc le simple cadre budgétaire : il conditionne la capacité de l’État à mobiliser des ressources additionnelles et à orienter ces fonds vers les priorités sociales.
— Peter MOYI



