RDC, lancement d’une application pour recenser les acteurs du secteur informel

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Le 2 décembre 2025, au Salon Rouge de l’Immeuble du Gouvernement, le ministère de l’Économie nationale a présenté une application de pré-enregistrement des acteurs du secteur informel. Cet outil doit permettre à l’État de mieux connaître cette partie de l’économie qui échappe encore largement aux statistiques officielles et d’organiser leur passage progressif vers le secteur formel.

Un outil numérique pour passer des fichiers papier à une base de données exploitable

La formation visait d’abord les agents de l’Administration de l’Économie, au niveau central et dans les divisions provinciales. Ce sont eux qui saisiront les informations, suivront les dossiers et accompagneront les petits commerçants, artisans et prestataires qui travaillent sans enregistrement. Plus la base de données sera complète, plus le ministère disposera d’une cartographie fidèle du secteur informel, par territoire, par métier et par type d’activité.

La séance était présidée par Jocelyn Nappa, conseiller en matière d’économie informelle. Il a insisté sur la responsabilité des équipes, car la qualité de la collecte conditionne la suite du processus. Une fiche mal remplie ou un opérateur oublié, c’est un biais dans les statistiques et donc dans les décisions publiques, qu’il s’agisse de fixer des priorités budgétaires, de calibrer un programme d’appui ou de mesurer l’effet d’une réforme.

L’application s’intègre dans une cellule de pré-enregistrement créée au sein de l’Administration centrale et du réseau provincial. Cette organisation doit limiter les lenteurs administratives, éviter la perte de dossiers et permettre un traitement suivi, depuis l’inscription d’un opérateur jusqu’à son éventuelle immatriculation complète.

Pour le ministère de l’Économie nationale, l’intérêt est double. Sur le plan technique, les données seront centralisées, mieux classées et plus faciles à exploiter, ce qui facilite le suivi des politiques de formalisation et l’évaluation des résultats dans le temps. Sur le plan économique, une meilleure connaissance du secteur informel ouvre la voie à une intégration progressive dans l’économie formelle, avec un élargissement potentiel de la base fiscale, un meilleur accès au crédit et une protection renforcée des petits opérateurs.

La vision portée par le vice-premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, est de faire de cette réforme un dispositif durable, capable d’alimenter la décision publique en informations fiables sur un pan essentiel de l’économie congolaise.

M. KOSI

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