Entre début septembre et fin octobre 2025, le bulletin mensuel du ministère de l’Économie nationale montre un recul progressif des prix du sucre, local et importé. Ce mouvement sur un produit de base pèse directement sur l’inflation alimentaire et apporte un peu de marge aux budgets des ménages.
Quand la baisse du sucre agit sur le panier de la ménagère
Le cas du sucre de canne de Kwilungongo, vendu en sacs de 5 kg, est révélateur. Au début de la période, le prix se situait entre 13 133 CDF et 26 000 CDF. À la fin octobre 2025, la fourchette descend à 12 500 CDF – 16 500 CDF.
Autrement dit, le prix maximum recule d’environ 10 000 CDF sur un seul sac. Pour un ménage qui achète régulièrement ce format, la dépense mensuelle en sucre se contracte sensiblement, ce qui libère une petite part du revenu pour d’autres produits alimentaires ou pour le transport.
Le sucre Lion, autre marque locale, suit la même trajectoire. Les prix passent d’une plage de 15 000 CDF – 18 000 CDF à 12 000 CDF – 16 000 CDF. La baisse touche à la fois le bas et le haut de la fourchette, ce qui signale un recul du prix moyen sur l’ensemble du segment. Pour les statisticiens, ce type de mouvement pèse à la baisse sur l’indice des prix à la consommation, surtout lorsque le produit a un poids élevé dans le panier de référence.
Les sucres importés montrent une configuration plus nuancée, mais orientée vers une meilleure accessibilité en entrée de gamme. Pour le sucre blanc, la plage évolue de 14 000 CDF – 15 500 CDF au départ à 12 500 CDF – 16 500 CDF en fin octobre. Le prix minimum diminue, alors que le prix maximum progresse légèrement. Le consommateur dispose ainsi d’un point d’entrée moins cher, tandis que le haut de gamme devient plus cher, ce qui traduit souvent des ajustements liés aux coûts de fret, de change ou de conditionnement.
Le sucre roux importé passe de 13 500 CDF – 15 800 CDF à 12 000 CDF – 16 800 CDF. La baisse du plancher élargit la gamme de prix et permet à certains distributeurs de proposer des offres plus abordables, même si le sommet de la fourchette augmente. Cette dispersion plus large reflète un marché où coexistent des lots moins chers et des produits vendus avec une marge plus élevée.
Pour le ministère de l’Économie nationale, l’ensemble de ces mouvements traduit un marché du sucre plus calme, sans tensions visibles sur l’approvisionnement. Tant que cette trajectoire baissière se maintient, l’impact sur l’inflation alimentaire reste limité mais réel, en particulier pour les foyers à faible revenu. Le suivi régulier des prix devient un outil central pour mesurer la transmission de ces ajustements à la filière sucrière et au pouvoir d’achat.
M. KOSI



