L’Union européenne a lancé, le 23 mars 2026 à Kolwezi, deux projets d’un montant total de 11 millions d’euros pour soutenir le corridor de Lobito. Le premier, doté de 6 millions €, vise à faciliter le commerce et simplifier les procédures douanières. Le second, financé à hauteur de 5 millions €, cible le renforcement des compétences numériques des jeunes afin de favoriser leur insertion professionnelle le long de cet axe stratégique.
Ces initiatives s’inscrivent dans le développement du corridor de Lobito, qui relie les zones minières du Lualaba au port angolais de Lobito. L’objectif est de moderniser les échanges commerciaux, d’améliorer la logistique et de renforcer la compétitivité des exportations congolaises, notamment le cuivre et le cobalt. La digitalisation des procédures et l’optimisation des flux doivent permettre de réduire les délais et les coûts de transport, un enjeu central pour un pays dont les exportations reposent largement sur les ressources minières.
Le programme prévoit également le renforcement des capacités numériques des acteurs économiques et des jeunes, avec un accent sur l’employabilité. Cette approche vise à accompagner la transformation du corridor en intégrant les compétences digitales dans la chaîne logistique et commerciale. En parallèle, la simplification des procédures douanières et réglementaires doit fluidifier les échanges et sécuriser les opérations transfrontalières.
Un levier pour les exportations minières et la logistique régionale
Ces projets sont mis en œuvre avec des partenaires techniques, notamment TradeMark Africa, dans le cadre de la stratégie Global Gateway de l’Union européenne. Ils s’inscrivent dans une coopération plus large avec les autorités congolaises et le secteur privé pour renforcer l’intégration régionale et stimuler le commerce.
Le corridor de Lobito constitue un axe prioritaire pour l’acheminement des minerais stratégiques vers les marchés internationaux. En améliorant les infrastructures et les procédures, l’Union européenne cherche à sécuriser les chaînes d’approvisionnement en ressources essentielles tout en soutenant le développement économique local.
Ces investissements complètent d’autres interventions en cours, notamment la réhabilitation des voies ferroviaires, afin de maximiser le potentiel de cet axe logistique. À terme, l’objectif est de positionner la RDC comme un maillon central dans les flux commerciaux régionaux et internationaux liés aux minerais critiques.
— Peter MOYI


