Kamoa Copper a expédié sa première cargaison d’anodes de cuivre d’une pureté de 99,7 %, produites près de Kolwezi. Le lot a quitté la RDC vers l’Angola par le corridor ferroviaire de Lobito, avant d’être dirigé vers le marché européen.
Un test grandeur nature pour la transformation locale et la logistique
Ces anodes proviennent d’un complexe métallurgique moderne, adossé à une fonderie présentée comme à faible empreinte carbone. Pour l’entreprise, l’enjeu ne se limite pas à vendre un produit semi-transformé. L’expédition sert aussi à montrer que la transformation du minerai peut se faire davantage sur place, avec des standards attendus par les acheteurs.
Le trajet choisi compte dans cette démonstration. La cargaison a été acheminée via le Chemin de Fer de l’Atlantique Lobito (LAR), un axe qui relie la ceinture cuprifère congolaise au port atlantique de Lobito. Ce corridor vise à raccourcir les délais de transport et à réduire les coûts d’exportation, tout en offrant une voie supplémentaire vers les marchés extérieurs.
Derrière cette première exportation, il y a aussi une structure de gouvernance précise. Le projet Kamoa-Kakula est une coentreprise réunissant Ivanhoe Mines Ltd. (39,6 %), Zijin Mining Group Co., Ltd. (39,6 %), Crystal River Global Limited (0,8 %) et le gouvernement de la RDC (20 %). Après un accord signé en novembre 2016, la participation a été ajustée pour consolider la part de l’État congolais, avec 20 % de participation directe, tandis qu’Ivanhoe Mines et Zijin Mining conservent chacune 39,6 % de participation indirecte.
Au final, cette expédition d’anodes met en avant deux leviers recherchés par la RDC dans le cuivre : transformer davantage sur le territoire et sécuriser des routes d’exportation plus efficaces pour servir des marchés comme l’Europe.
— M. KOSI

