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RDC : prévision d’un déficit de 229,5 millions USD en août 2024 selon la Banque Centrale

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Les finances publiques de la République Démocratique du Congo devraient faire face à un déficit notable au cours du mois d’août 2024, estimé à 653,8 milliards de CDF, soit environ 229,5 millions USD. Ce chiffre ressort du plan de trésorerie provisoire dévoilé par la Banque Centrale du Congo (BCC), qui met en lumière une situation financière délicate.

Ce déficit anticipé s’explique par un écart significatif entre les recettes publiques et les dépenses. D’un côté, les recettes pour ce mois ne devraient atteindre que 2.448,9 milliards de CDF, tandis que les dépenses publiques sont prévues à un niveau élevé de 3.102,7 milliards de CDF.

Les experts de la BCC indiquent que « pour le mois d’août 2024, un déficit de 653,8 milliards de CDF est attendu, en raison d’un faible niveau des recettes publiques de 2.448,9 milliards de CDF et des dépenses publiques de l’ordre de 3.102,7 milliards de CDF. » Ce déséquilibre budgétaire pourrait avoir pour effet de réduire davantage les marges de trésorerie antérieurement constituées, si des alternatives de financement ne sont pas rapidement mises en place.

En contraste avec cette prévision pessimiste, le mois de juillet 2024 avait été marqué par un excédent budgétaire. Le solde de trésorerie de l’État s’était soldé par un excédent de 504,3 milliards de CDF, bien au-delà des 71,8 milliards prévus initialement. Grâce à cet excédent, le Trésor a pu honorer ses obligations, en remboursant notamment 115,1 milliards de CDF de titres arrivés à échéance, malgré une situation d’émission nette négative.

Sur le plan intérieur, le solde budgétaire avait également enregistré un excédent de 520,5 milliards de CDF, contre une prévision de 82,6 milliards. Cependant, la BCC signale que les ordres de paiement internes (OPI) en attente d’instruction atteignaient 279,6 milliards de CDF à la fin du mois de juillet 2024, constituant essentiellement des arriérés de salaires pour les agents de l’État.

L’évolution de la situation financière du pays dans les mois à venir dépendra en grande partie de la capacité du gouvernement à trouver des solutions viables pour combler ce déficit tout en maintenant la stabilité économique.

Peter MOYI

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