Le ministre du Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa, a convoqué mercredi une réunion stratégique à Kinshasa pour discuter de l’avenir de l’Office congolais de contrôle (OCC). Cette institution, clé dans la régulation des échanges commerciaux en République démocratique du Congo, est au cœur des réformes visant à corriger les pratiques de fausse dénomination et de sous-évaluation des marchandises.
Jean-Lucien Bussa a annoncé son intention de proposer une réforme profonde du système SYDONIA, qui gère les opérations douanières. L’objectif principal est de le rendre plus autonome et plus performant, afin d’assurer une évaluation plus précise et transparente des marchandises importées et exportées. « Il est impératif que l’OCC devienne un acteur incontournable dans la chaîne de valeur commerciale », a déclaré le ministre.
Cette réforme vise non seulement à renforcer la transparence des transactions commerciales mais aussi à garantir que les produits congolais respectent les normes de qualité internationale, ce qui est essentiel pour la compétitivité du pays sur le marché global. Le ministre a également insisté sur la nécessité pour l’OCC de se doter d’équipements modernes, notamment de laboratoires certifiés, pour renforcer ses capacités d’analyse et de contrôle.
Lors de cette réunion, il a été question de mobiliser les cadres et agents de l’OCC autour d’une nouvelle dynamique de performance. Le ministre a rappelé que la viabilité économique de l’institution passe par une meilleure gestion des ressources humaines et matérielles, et a encouragé la mise en place de stratégies innovantes pour maximiser les revenus de l’OCC.
Les directeurs provinciaux et le Directeur général de l’OCC, présents à cette rencontre, ont exprimé leur engagement à soutenir cette modernisation. Le renforcement des capacités internes de l’OCC est vu comme une priorité pour faire face aux défis croissants de la mondialisation et de la libéralisation des échanges.
Ces réformes, si elles sont mises en œuvre efficacement, pourraient transformer l’OCC en une entité plus robuste et compétitive, capable de soutenir les ambitions économiques de la RDC et d’améliorer son intégration dans l’économie mondiale.
M.KOSI





