À l’occasion du Sommet mondial pour le développement social (WSSD2), le ministre du Plan, Guylain Nyembo, et la directrice exécutive de l’UNFPA, Diene Keita, ont arrêté, le 5 novembre à Doha, les étapes clés du deuxième recensement général de la population et de l’habitat en RDC.
Cartographie, test pilote et financement : ce qui est prévu
Les deux parties ont aligné leur vision sur la conduite du RGPH-II, pilier de la planification publique. Le point d’étape a confirmé l’avancement de la phase préparatoire : cartographie censitaire en cours et dénombrement pilote programmé pour valider les outils et les procédures sur le terrain. Objectif : disposer d’un dispositif fiable avant le déploiement national.
Sur le volet financier, le gouvernement congolais a réaffirmé sa part de financement national pour sécuriser le calendrier opérationnel. L’UNFPA a, de son côté, confirmé son accompagnement technique et son appui à la mobilisation du gap budgétaire auprès des partenaires, afin d’assurer la continuité des opérations jusqu’à la collecte et au traitement des données.
Au-delà du calendrier, l’enjeu central reste la qualité statistique. Des données démographiques robustes conditionnent l’allocation des dépenses publiques, l’arbitrage entre secteurs et la programmation des infrastructures sociales. Le recensement doit fournir une base commune aux administrations centrales et provinciales pour suivre la population résidente, planifier l’offre d’éducation et de santé, et calibrer les investissements à moyen terme.
Partenaire clé de la RDC sur les questions de population, l’UNFPA poursuivra ses appuis dans des domaines connexes : réduction de la mortalité maternelle, planification familiale et lutte contre les violences basées sur le genre, en cohérence avec les besoins identifiés par le ministère du Plan. La rencontre de Doha ancre ainsi une gouvernance partagée du projet et clarifie les responsabilités de chaque partie jusqu’à la phase opérationnelle du RGPH-II.
— M. KOSI


