L’ARSP a mis en ligne les statistiques des marchés de sous-traitance déclarés pour les exercices 2023, 2024 et 2025. Les données provisoires font état de 3 410 sous-traitants, pour un montant global de 6,17 milliards USD HTVA.
L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé rend désormais accessibles, sur son site officiel, les données détaillées des marchés de sous-traitance en RDC. Ces statistiques couvrent les contrats déclarés par les sous-traitants éligibles, ainsi que les entreprises principales ayant attribué ces marchés.
Selon la synthèse publiée, huit provinces apparaissent dans les déclarations enregistrées entre 2023 et 2025. Le Lualaba arrive en tête avec 1 504 sous-traitants et plus de 4,08 milliards USD de marchés déclarés. Cette province concentre ainsi la plus grande part des montants recensés, dans un contexte marqué par le poids des activités minières.
Le Haut-Katanga suit avec 621 sous-traitants et environ 857,95 millions USD de marchés. Le Haut-Uele compte 443 sous-traitants, pour près de 794,16 millions USD. À Kinshasa, les données font état de 324 sous-traitants et de 175,12 millions USD de marchés déclarés.
Des emplois déclarés, mais encore à mieux suivre
Les déclarations transmises à l’ARSP indiquent 31 857 emplois liés à ces marchés, dont 26 278 occupés par des Congolais et 5 579 par des étrangers. Ces chiffres donnent une première indication sur l’effet de la sous-traitance sur l’emploi, même s’ils restent provisoires.
Les données répertoriées par l’ONEM font état de 12 612 emplois. Pour certaines provinces, l’exploitation des chiffres est encore en cours, notamment le Haut-Uele, le Nord-Kivu, le Tanganyika et le Kasaï-Oriental. Cette différence montre l’importance d’un mécanisme de suivi plus régulier entre les déclarations des entreprises et les données administratives sur l’emploi.
Dans son communiqué signé par son directeur général, Miguel Kashal Katemb, l’ARSP annonce justement la mise en place prochaine d’un mécanisme obligatoire de collecte des données sur les emplois créés par les activités de sous-traitance dans le secteur privé congolais.
Cette mesure devrait permettre de mieux mesurer la contribution réelle de la sous-traitance à l’économie nationale, surtout dans les provinces où les montants des marchés sont élevés mais où les données sur l’emploi restent incomplètes.
— M. KOSI


