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Travaux ralentis sur la route Matadi : à Ngaliema, les usagers s’impatientent

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Depuis septembre, les habitants de Ngaliema attendent la fin des travaux sur la route Matadi. Sur les 1,7 km prévus, moins de 500 mètres seulement sont aujourd’hui bétonnés, alors que le chantier devait durer trois mois.

Une route stratégique, un chantier qui traîne

La route Matadi, sur le tronçon compris entre l’avenue Maman Yemo, Gramalic et la jonction avec l’avenue Nguma, est l’un des axes les plus utilisés dans l’ouest de Kinshasa. Elle relie plusieurs quartiers de la commune de Ngaliema et permet à de nombreux habitants de rejoindre leurs lieux de travail, les écoles et les services publics. Quand cette route est en travaux, tout le trafic se complique.

Les travaux de réhabilitation ont officiellement démarré le 13 septembre 2025. Le projet porte sur 1,7 km, de l’arrêt Gramalic jusqu’à l’avenue Cataractes, qui fait la liaison entre la route Matadi et l’avenue Nguma. L’objectif est de bétonner ce tronçon pour améliorer la circulation et la sécurité. Mais, à ce jour, seule une partie estimée à moins de 500 mètres est achevée.

Face à cette lenteur, le ministre national des Infrastructures, John Banza Lunda, s’est rendu sur place pour une visite surprise. Sur le chantier, il a échangé avec le contremaître, qui a expliqué les raisons du retard. Selon lui, le ralentissement vient des travaux de délocalisation de la tuyauterie de la Regideso. Cette étape est nécessaire pour renforcer l’alimentation en eau potable dans la zone et éviter de futurs dégâts sur la route une fois les travaux terminés.

Pendant ce temps, les usagers s’organisent comme ils peuvent. Entre la station Cobil SA et l’arrêt Gramalic, une ancienne route de déviation, issue d’un projet abandonné en 2019 par l’Office des voiries et drainage (OVD), a été remise en état pour permettre aux véhicules de passer. Cette solution de secours reste imparfaite, mais elle limite les embouteillages les plus lourds.

Les habitants attendent désormais un rythme plus soutenu sur le chantier. Pour eux, la réouverture complète de la route Matadi n’est pas seulement une question de confort, mais aussi de temps de trajet, de coûts de transport et de qualité de vie au quotidien.

— M. KOSI

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