Le gouvernement congolais veut mettre plus d’argent dans les routes et les travaux publics à partir de 2026, avec une hausse progressive jusqu’en 2030. La décision vient du vice-Premier ministre en charge du Budget, après un échange avec le ministre des Infrastructures à Kinshasa.
Plus de crédits pour les routes et les travaux en province
Le vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, a reçu jeudi à Kinshasa le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda. Au centre de la discussion : le projet de Budget 2026, actuellement en examen à l’Assemblée nationale, et la place des infrastructures dans ce budget.
À l’issue de l’audience, John Banza a expliqué que le gouvernement s’engage à augmenter les crédits affectés aux infrastructures à partir de 2026, avec une progression chaque année jusqu’en 2030. « Dès 2026, les crédits destinés aux infrastructures seront augmentés, de manière progressive jusqu’en 2030 », a-t-il déclaré. Ces crédits représentent l’argent que l’État consacre à la construction et à l’entretien des routes, des ponts et d’autres ouvrages publics.
Les deux membres du gouvernement ont aussi passé en revue les travaux en cours dans la province du Kwilu. Ils se sont penchés particulièrement sur la RN17, à hauteur de Kikwit, un axe important pour les échanges entre Kinshasa et l’intérieur du pays. Ces travaux sont suivis de près, car la prochaine Conférence des gouverneurs doit se tenir dans la région et les autorités souhaitent présenter des avancées visibles.
L’échange a également porté sur la lutte contre les érosions qui menacent plusieurs routes, ainsi que sur la nécessité d’améliorer la connectivité entre les provinces. Plus de moyens pour les infrastructures doivent permettre de rendre les déplacements plus faciles, de soutenir le commerce intérieur et de mieux relier les grandes villes aux zones rurales.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, et dans le programme du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, qui met l’accent sur les infrastructures comme levier de développement économique et social.
— M. KOSI


