Le Président Félix Tshisekedi veut relancer les routes qui relient les villages agricoles aux marchés. Il promet la réhabilitation de 3 735 kilomètres de routes de desserte agricole en 2026, après une année 2025 où seuls 8 000 kilomètres ont été remis en état sur les 38 000 kilomètres annoncés au départ.
Des routes pour relier les champs aux villes
Devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, le Chef de l’État a présenté ce programme comme un outil pour mieux connecter le pays et soutenir les producteurs. Il a parlé de créer de « véritables corridors d’unité nationale », car une route en bon état permet aux paysans d’acheminer plus facilement leurs produits vers les centres de consommation.
Le plan annoncé pour 2026 couvre plusieurs grands axes. Sur la RN1, l’État prévoit 115 kilomètres entre Tshikapa et la frontière avec l’Angola. Sur la RN39, 229 kilomètres devront relier Kamwesha, Bakwanga, Tshimbulu et Mbuji-Mayi. La RN2 reste stratégique : 475 kilomètres doivent encore être réhabilités pour assurer la liaison entre Mbuji-Mayi et Bukavu.
La RN7 concentre la plus grande portion de travaux, avec 1 184 kilomètres annoncés entre Kananga et Kisangani. La RN42 est aussi au programme, avec 126 kilomètres entre Lusambo et la province du Sankuru.
Dans le nord-ouest, 856 kilomètres de la RN8 doivent reconnecter Mbandaka à Ikela, en passant par Boende et Ingende. La RN4 fera l’objet de travaux sur 750 kilomètres pour consolider l’axe Kisangani–Bunia–Mahagi.
À côté de ces routes nationales, le Président a aussi parlé de la modernisation du tronçon Kisangani–Ubundu (125 kilomètres). Ce chantier doit se faire dans le cadre d’un partenariat public-privé, mêlant moyens publics et privés.
L’objectif affiché est clair : rendre les zones rurales plus accessibles, baisser les coûts de transport et donner plus de valeur à la production agricole locale. Si ce programme se concrétise sur le terrain, il pourra changer le quotidien de nombreux paysans, qui dépendent d’une simple route pour vendre leur récolte à un meilleur prix.
— M. KOSI


