Washington (14–15 octobre 2025) : la RDC cible les capitaux américains pour accélérer mines, routes et agriculture

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CAMI et CEEC

La délégation congolaise, conduite par Judith Suminwa Tuluka, a présenté à Washington un pipeline de projets prêts à financer dans les mines, les infrastructures et l’agriculture. Ligne directrice : attirer des flux d’investissement pour renforcer la base productive, sécuriser l’offre d’exportation et stabiliser les recettes publiques.

Popol Mabolia, directeur général du Cadastre minier (CAMI), a coprésidé la session « Mines et Énergie », où le ministère des Mines a détaillé les priorités : accélérer la mise en valeur des gisements, fiabiliser la cartographie des titres, renforcer la traçabilité et structurer des partenariats capables d’abaisser le coût du capital. L’objectif vise une montée en cadence des volumes exportés tout en réduisant le risque réglementaire perçu par les investisseurs. La méthode repose sur une meilleure lisibilité des permis, des obligations de reporting et des circuits de certification, afin de limiter les goulots d’étranglement qui pèsent sur la balance des paiements et la liquidité en devises.

Traçabilité, conformité et accès au marché : les leviers activés à Washington

En marge du forum, l’ouverture du bureau de représentation du CEEC à Washington, inaugurée aux côtés du ministre des Mines Louis Watum Kabamba, ajoute un maillon opérationnel au dispositif. Ce relais rapproche l’évaluation et la certification des pierres et métaux du lieu de négociation, réduit les délais de due diligence et clarifie les exigences de conformité pour les acheteurs américains. À la clé, des transactions plus fluides, une meilleure visibilité des prix et un signal positif pour les opérateurs qui conditionnent leurs engagements à la qualité des procédures de contrôle.

La feuille de route exposée à Washington cible des résultats mesurables : fiabilité des titres miniers, traçabilité à chaque étape, baisse des frictions administratives pour les projets d’infrastructure et productivité agricole mieux financée. La combinaison de ces paramètres peut soutenir les recettes fiscales, élargir la base d’exportation et réduire la prime de risque, tout en renforçant la crédibilité des contreparties publiques congolaises face aux investisseurs institutionnels.

— Peter MOYI

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