Le zinc d’exportation de la RDC s’est établi à 2 877,75 USD la tonne au 15 septembre 2025, contre 2 836,00 USD une semaine plus tôt, soit +1,47 %, selon les mercuriales du Commerce extérieur. Le marché efface ainsi le léger retrait enregistré début septembre et se replace au-dessus des niveaux observés en août.
Ce que disent les mercuriales sur la séquence juillet–septembre
Les cotations hebdomadaires confirment une remontée par paliers. 28 juillet–2 août : 2 801,85 USD. 4–9 août : 2 819,70 USD. 18–23 août : 2 817,15 USD. 8–13 septembre : 2 836,00 USD. Rapportées aux références antérieures — 2 782,50 USD, 2 748,03 USD, 2 788,15 USD — ces valeurs traduisent des progressions respectives de +0,70 %, +0,63 %, +2,51 % et +0,52 % par tonne. Un passage à vide s’est intercalé du 1er au 6 septembre : 2 773,55 USD contre 2 788,15 USD la semaine précédente (-0,52 %). La reprise à 2 877,75 USD replace le cours +41 USD au-dessus du niveau du 8–13 septembre et +76 USD au-dessus du point bas de début septembre.
Lecture économique. Les mercuriales capturent des arbitrages d’achat des industriels, sensibles aux stocks, aux délais logistiques et au calendrier des livraisons. Sur des marchés physiques où l’élasticité de l’offre à court terme reste limitée, un ajustement marginal sur la demande suffit à déplacer les prix de quelques dizaines de dollars par semaine. Pour les opérateurs congolais, chaque +10 USD/tonne sur des volumes exportés améliore la facture en devises et la marge brute des ventes, avec un effet mécanique sur les recettes fiscales et parafiscales indexées à la valeur exportée. À l’inverse, un reflux se répercute sur la trésorerie et les plans de production.
En pratique, les maisons minières calibrent leurs contrats entre ventes au comptant et engagements à terme afin de lisser la volatilité. Le différentiel observé entre la semaine du 1er–6 septembre et celle du 15 septembre illustre l’intérêt de couvrir une partie des flux : +104,20 USD/tonne en dix jours offre un coussin sur les coûts d’extraction, de transport et d’énergie, particulièrement en période de tensions logistiques. Le suivi rapproché des mercuriales demeure déterminant pour ajuster les prix de cession, projeter les recettes en devises et sécuriser la liquidité des exploitants comme des finances publiques.
— M. KOSI



