14 ans d’attente : les diplômés de l’ENF enfin intégrés au trésor public

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L’intégration officielle des lauréats de la promotion 2010 de l’École nationale des Finances (ENF) au sein du Trésor public marque une étape déterminante après quatorze ans d’attente. Cette décision, confirmée lundi par un communiqué, reflète une volonté claire d’améliorer l’efficacité des services publics et de reconnaître le mérite des jeunes diplômés.

« Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’action du Gouvernement (PAG 2024-2028), visant à rendre les services publics plus performants et accessibles à tous les niveaux, » a déclaré Doudou Fwamba Likonde Li-Bitayi, ministre des Finances. En effet, la réforme annoncée repose sur une approche pragmatique pour renforcer la capacité opérationnelle de l’administration publique, notamment dans le domaine financier.

Une attente de 14 ans enfin comblée

La promotion 2010, composée de jeunes formés aux enjeux financiers modernes, avait longtemps espéré une prise en charge administrative effective. Cette signature, facilitée par les orientations du Président Félix Tshisekedi, leur offre désormais un statut officiel de fonctionnaires au sein du Trésor public.

Selon les informations communiquées, ces diplômés se sont rendus auprès du ministre des Finances pour exprimer leur gratitude envers les autorités ayant rendu cette intégration possible. La décision, accompagnée d’une attention particulière au bien-être des citoyens, illustre une volonté politique d’investir dans une jeunesse compétente et formée.

« C’est une reconnaissance du travail accompli par ces jeunes diplômés, désormais appelés à contribuer activement au fonctionnement efficace de nos institutions, » a souligné le ministre des Finances.

Une vision pour renforcer la fonction publique

L’intégration de ces nouveaux fonctionnaires s’inscrit également dans une dynamique plus large. Le ministre a réitéré l’importance de l’éthique professionnelle, en appelant ces jeunes cadres à incarner des valeurs telles que l’intégrité, le respect des lois et la transparence dans leurs futures fonctions.

En outre, cette décision s’appuie sur des partenariats institutionnels forts, notamment avec le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, qui a formalisé leur statut. Cet effort collectif reflète une stratégie coordonnée pour professionnaliser et moderniser les services publics en RDC.

« Cette démarche démontre l’engagement du gouvernement à améliorer la gestion publique et à promouvoir des compétences locales, » a ajouté le ministre dans son allocution.

Une initiative porteuse d’espoir

En plus de combler un vide administratif, cette mesure répond à un besoin urgent de renforcement des capacités dans la gestion des finances publiques. Les jeunes fonctionnaires devront désormais contribuer à rationaliser les dépenses publiques, optimiser les recettes et lutter contre les pratiques nuisibles à la transparence financière.

Par cette action, le gouvernement envoie un signal fort quant à sa volonté de placer les ressources humaines qualifiées au cœur de la relance économique du pays. Les chiffres témoignent de l’impact de cette intégration : la mobilisation de ces 14 ans d’expertise accumulée pourrait générer des gains d’efficacité substantiels dans la gestion des fonds publics.

Cette intégration représente donc un investissement stratégique pour l’avenir, tant sur le plan économique que social, en consolidant les bases d’une administration publique au service de la nation.

Peter MOYI

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